Hellcome on Dreadful!
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Quand la mort n'est pas là, les zombies dansent
- Dans ce monde envahi par des créatures plus étranges les unes que les autres, les Zombies avaient décidés de vivre en paix, il y a déjà quelques décennies. Mais le pouvaient-ils vraiment ? Pour ces êtres, la seule présence d'un être au sang chaud créait chez eux une irrépressible envie de viande fraîche ! Le cerveau, organe succulent s'il en est, eut donc tôt fait de menacer la paix qu'ils avaient cherchés à obtenir. C'est alors qu'une décision extrême fut prise : Les Zombies allaient s'exiler sur une île déserte, rien qu'à eux, et vivre en autarcie ! Ainsi fut créée Dreadful, l'île des morts-vivants !


 

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Café-Chantilly (pv)

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MessageSujet: Café-Chantilly (pv) Mar 26 Mai - 13:29



- Euh... Est ce que ça vous dirait de prendre un café, quelque part ? 'Fin, si vous voulez hein....

Il releva la tête. C'était certainement la première fois qu'on lui proposait de boire un café. D'ailleurs, il n'en avait probablement même pas connaissance du gout. Il pouffa sous une telle conformité et lui répondit gentiment que oui, il voulait bien. S'il n'aimera probablement pas son goût amer, il ne daignait pas moins louper une telle invitation de peur qu'une occasion pareille ne se représente pas.
Et puis, elle était habillée tout de bleu.
Une fille habillée en bleu n'était certainement pas mauvaise.

- Et, euh... Je m’appelle Esther.... Et toi ?
Devait-il la tutoyer lui aussi ? Ingénument, il continua sur le 'vous', se mettant instinctivement un degré en dessous de son interlocutrice.
- Je.. M'appelle Tu-rold. La phrase fut dure à sortir. Introverti de nature, il était difficile de ne pas mimétiser une personne montrant des signes de timidité. Même s'il l'avait souhaité, il n'aurait plus pu soutenir son regard.
Inspirant un bon coup, il s'offrit de payer mais lui expliqua qu'il fallait attendre que le responsable des lieux revienne. En attendant, il n'aura qu'à donner un coup de balai pour nettoyer l'allée qui trahissait sa bêtise au vu des plumes qui y avaient étés laissées. Le coup de balai donné, le vendeur revenu, il l'accompagna tout naturellement vers le bar du village, peu occupé à cause de l'heure diurne, mais non vide tout de même car s'y trouvaient là quelques squelettes en train de boire comme des trous. Certains avaient pris une forme humaine pour l'occasion, d'autres étaient restés de parfaits tas d'os mais une chose était certaine: l'alcool ne tenait pas longtemps dans un corps troué de partout et le sol était relativement... humide ? voir même inondé.
Turold marcha dans une flaque de bière. Un peu embêté, il secoua sa bottine et son pied à l'intérieur et ce de concert de manière à ne pas avoir la chaussette trempée puis souleva respectueusement la demoiselle au dessus de l'étendue souillée avant de la reposer délicatement de l'autre côté, peu loin d'une table et de chaises. Lui tirant son siège pour qu'elle puisse s'y installer sans avoir à dégager elle-même l'assise de la table contre laquelle elle était collée, il la laissa s'assoir avant de s'installer en face d'elle tout en gardant un silence poli.
Il ne savait quoi penser de cette invitation, sinon qu'il allait goûter au café (chose qu'il n'avait pas pensé à faire non plus... Quand on travaille en laboratoire, on pense à travailler. Pas à goûter des choses que l'on a jamais gouté, voyons !) et qu'Esther n'avait pas l'air terriblement méchante, contrairement à certaines personnes qu'il eut connu il fut un temps. A vrai dire, elle lui avait donné un bon coup de main ce qui était un plus dans cette histoire. Il l'en remerciait mentalement, bien plus qu'il ne devrait le faire.
Et alors qu'il s'agit de commander le café, il eut une révélation. Il n'avait jamais pensé à lui depuis qu'il se fût trouver libre. Désorienté et apeuré, il s'était réfugié dans les jambes de Kenneth et avait préféré obéir au doigt et à l’œil à ses désirs anticipés, quitte à l'agacer par une telle conduite, plutôt que d'essayer de vivre par lui-même. Il trouva cela naturel étant donné ses antécédents et sa façon de penser, mais cela ne lui parut bizarre qu'à cet instant bien précis. Avait-il envie de quelque chose, lui...?
Prendre des décisions tout seul l'effrayait et il chassa bien vite cette question de sa petite tête avant de commander les cafés.

- Si je peux me permettre... Qu'est-ce qui vous a amené à Dreadful ?

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Mar 26 Mai - 14:39

Turold ? Très joli nom. On avait attendu que le vendeur revienne, et en attendant Turold avait passé le balai dans la boutique. Une fois ceci fais, nous allions dans un bar, pas très loin de l'animalerie. On y rentrait dedans. Peu de personnes. Sans aucun doute du à la journée. Un squelette, qui n'avait pas pris la peine de prendre forme humaine, et qui buvait de la bière: résultat: une jolie flaque dans le passage. J'eus le droit à un geste de galanterie de la part de Turold, qui eu pour effet de me faire rougir légèrement.

Merci...

Il me tira la chaise à côté de moi, et pus m'y installer confortablement. Enfin, à peu près, parce que le bois, n'a jamais été vraiment confortable. Mais je ne disais rien.

- Si je peux me permettre... Qu'est-ce qui vous a amené à Dreadful ?

Je poussais un petit déglutissement. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas reparlé de cette sombre époque.

Je me suis faite bannir, de là où je vivais avant... Par ma soeur... C'est très compliqué à expliquer... Par le passé, j'ai eu un côté sombre qui s'est "éveillé" à cause de ma jalousie... Ma soeur à le pouvoir de se faire lever et coucher le soleil, moi la même chose, mais avec la lune... Et j'étais jalouse de ma soeur, qui pouvait voir les gens s'amuser, et rire, alors que moi je ne les voyaient que dormir... Et j'ai refusé de se faire coucher la lune, mais ça à provoquer un combat entre moi et ma soeur... Résultat: j'ai été bannie ici... J'espère juste ne pas montrer une image trop négative de moi maintenant que je t'ai raconté ça...

Je lâchais un petit rire, mais qui restait triste. Je regrettais beaucoup ce que j'avais fais, mais j'avais peur aussi que mon côté sombre ne revienne à la surface. Je mordillais mes lèvres, m'apprêtant à me faire rejeter par la suite.

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Mar 26 Mai - 19:08



Elle lui raconta son histoire et il écouta, attentif. Ce qu'il entendait dépassait son entendement mais il n'osait piper mot. Les Maîtres ont toujours tant de choses passionnantes à raconter...
Après le temps qu'il lui fallut pour entendre l'histoire, il lui répondu que non, elle ne dégageait pas une image négative.

- ...Être bannie est une chose terrible. Je suis sincèrement désolé pour vous. Vous ne méritiez pas un tel châtiment, surtout en un lieu aussi dangereux.

Il compatissait sérieusement, cachant momentanément la raison de sa venue ici. Il avait trahi sa maîtresse, celle-ci, souhaitant le tuer, il avait été sauvé par Kenneth et avait suivi ses traces jusqu'ici. Il n'avait pas quitté Dreadful pour rester avec la seule personne qu'il aimait et respectait.
En quelque sorte, c'était une belle preuve d'affection.

- Je n'ai jamais connu ma famille, de mon côté. Je ne sais pas vraiment ce qu'ils auraient fait en de pareilles circonstances... Mais je suis persuadé que des membres d'une même famille doivent s'entraider et ce que vous a fait votre sœur ne devrait pas être pardonné.

Peut-être était-il fâché, au fond, d'une telle histoire et se vengeait-il inconsciemment du traitement que la seule famille qu'il n'ait jamais eu, ses maîtres, lui ait fait subir. Ou alors cherchait-il tant à penser sa famille qu'il prenait l'histoire pour lui. Une chose, cependant, était certaine, il se sentait réellement révolté pour elle.

- Ne vous laissez pas marcher sur les pieds ! Sa naïveté semblait touchante. Il avait trempé dans tant d'affaires sombres que le bien du monde passait largement au delà de sa petite tête. Il ne réalisa qu'ensuite, très vaguement, qu'il s'agissait d'une histoire pouvant causer ras de marée et tempête si recrée. Mais, allez, il avait vécu des années au milieu de meurtres sanguinolents, ce n'était pas ça qui le fera réagir. La mort, le sang, les pleurs et les cris ne le choquaient plus. Il n'arrivait plus à s'en émouvoir ni même à prendre cela en compte.

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Sam 30 Mai - 10:03

Je souriais. Il ne me rejetait pas. C'était une très bonne nouvelle pour moi. J'étais tellement terrifiée l'idée que plus personne ne veuille de moi à cause de mon passé sombre.

Merci, c'est gentil.... Et s'il te plait tutoie moi...

Je replaçais alors une mèche derrière mon oreille, délicatement. La musique en fond parvenait doucement à mes oreilles. Une musique de country, si je ne me trompe pas. Le genre de musique qui te transporte ailleurs, le temps de quelques minutes. Je revenais alors à notre conversation.

Et toi ? Qu'est ce qui t’amènes ici ?

Je triturais à nouveau mes doigts, laissant glisser mes yeux sur la table, qui devenait soudainement intéressante. J'attendais juste sa réponse.

Enfin, si ça te déranges pas d'en parler....

Je fis un petit sourire gêné. Je ne voulais pas brusquer mon interlocuteur. Je posais alors mon coude sur la table et mis mon menton dans la paume de ma main, et finis par regarder droit dans les yeux Turold. En essayant de ne pas trop le gêner non plus.

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Sam 30 Mai - 22:50



- Merci, c'est gentil.... Et s'il te plait tutoie moi...
- ...Pardonnez-moi c'est une vieille habitude.

Argh, il venait de le refaire ! Quel imbécile ! Il se mordit la lèvre inférieure pour se faire taire. Ce n'est pas ainsi qu'il se fera des amis... D'un seul coup, tout le poids du monde sembla écraser sa pauvre tête. Il s'en voulait terriblement d'être aussi maladroit. Mais il l'avait toujours été, c'était inscrit au fin fond de son caractère et il ne s'en défera sans doute jamais...

- Et toi ? Qu'est ce qui t’amènes ici ? Enfin, si ça te déranges pas d'en parler....
Il quitta le monde de ses pensées pour étudier la question.
- Eh bien... heu... J'accompagne un bon ami... Je crois. Quelques secondes d'hésitation le plongèrent face à une réalité bien plus amère qu'il ne sut correctement chasser de son esprit. La vérité c'est que ma maîtresse a tenté de me tuer, je suis en fuite... Et maintenant, je suis devenu Lycan en cours de route. Je crois que je ne sais plus très bien où j'en suis non plus. Ah.
Oui.
C'est tout à fait logique.
...Mais ENFIN qu'est-ce qui lui prend de raconter des trucs comme ça au premier venu ?! Il allait lui arriver de sérieuses bricoles, un jour, et bien plus sévères que d'être tout simplement enterré vivant ou enfermé dans un cave à attendre que des types assoiffés de sadisme viennent vous refaire l'arrière train !
Il parlait trop, pas étonnant en même temps, il était allé jusqu'à vendre ce secret auquel la Vampire tenait tant... Mais il n'avait alors pas le choix. Il ne se le reprochait d'ailleurs pas, certain d'avoir fait ce qu'il devait faire.

A l'heure actuelle, il avait l'esprit embrumé, bien plus embrouillé que jamais. Il encercla sa tête de ses bras, cette dernière au pif collé contre la table et ajouta d'une petite voix étouffée...

- Et maintenant tu me plais, je sais plus quoi faire ARG. Turold était bien parti pour déballer plus que prévu aussi tentait-il de se faire taire d'une manière peu conventionnelle. Mais ses bras ne tuaient nullement le son de sa voix qui, bien que diminué, s'entendait tout de même. C'est la première fois que j'éprouve ça pour une fille. En réalité il devait plus se plaindre qu'autre chose et ça n'était pas un mal car la première fois qu'il le faisait réellement. Soyons franc: il avait besoin d'être rassuré et guidé. Mais ça, s'il attendait que Kenneth s'y mette, il était mal parti car le vieux Zombie ne savait pas interagir avec les autres et se fichait bien des paroles réconfortantes.

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Dim 31 Mai - 14:13

J'écoutais attentivement Turold. Apparemment lui aussi avait eu un triste passé.

Ta maîtresse était cruelle... C'est... Abominable....

J'étais horrifiée rien qu'à l'idée que sa propre maîtresse est tenté de le tuer.

J'aurais aussi fuie, si on avait tenté de me tuer...

J'écoutais attentivement, toujours, jusqu'à ce que j'entende cette phrase.

- Et maintenant tu me plais, je sais plus quoi faire ARG.

Mes joues virèrent violemment au rouge tomate, bien mûre. Je ne m'attendais absolument pas à ce qu'un jour je plaise à un garçon, et qui, était très mignon fallait l'avouer. Je le voyais, complètement perdu. Automatiquement, je fis glisser mes doigts, dans sa chevelure, qui était très douce, soit dit en passant, et enroula quelques mèches de cheveux autour de mes doigts.

Fais comme tu le sens... Suis ton coeur... Je pense que tu n'en as jamais eu vraiment l'occasion.. Profites en... Et puis, je dois bien t'avouer que tu me plais aussi...

Ma voix était douce, mais pas hésitante, pour une fois. Je mis alors mes bras sur la table, pour y poser ma tête. Je souriais timidement, attendant la suite des événements. Je pouvais m'attendre à tout maintenant. Ce qui me déstabilisait un peu, pour tout avouer. Mais qui m'excitait d'un autre côté.

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Dim 31 Mai - 21:39



Elle le soutenait, et cela le rassurait un petit peu. En vérité, il se donnait l'impression de glisser très rapidement sur une pente raide. Lorsqu'il fit cette révélation sur son passé et son précédent statut d'esclave, elle eut une réaction qui l'interloqua.
La bouche entrouverte, il ne sut plus quoi répondre. Relevant un instant sa tête d'entre ses bras, il la regarda avec des yeux de cocker, larmoyants et immenses malgré le bridage de ces derniers.
...'cruelle' ?
Cela le frappait si soudainement car tout ce temps, il s'était cru en faute. Il s'était amèrement reproché d'être dans ce côté des circonstances, d'avoir été obligé de la trahir pour le repos de son défunt maître, incapable de toute façon de supporter longtemps le lourd secret de son assassinat.
N'était-ce pas normal qu'elle le tue en vengeance de l'inconfort qu'il lui apportait, crachant le nom du meurtrier, l'un des amis de cette maîtresse si cruelle ?
Il ne savait plus.

Si elle le connaissait effectivement depuis ces vingts années, si ils étaient amis comme elle le prétendait autrefois...

L'espace de ce qui sembla pour lui une éternité, il fut totalement perdu.
Puis finalement rejeta la faute sur lui, car c'était tout ce qu'il savait faire. Il n'était qu'un traitre, se dit-il, un pitoyable et inutile esclave, mettant en danger les intérêts de ses maîtres. Si Philipé se serait félicité de la loyauté dont il avait fait preuve en dénonçant le mensonge, l'esclave ne valait pas plus que rien pour cet acte égoïste qu'il avait accompli.

Et là, dans son désarroi panique, il avoua tout de go à sa compagne qu'il l'appréciait et lui plaisait.
Il avait honte d'une telle révélation, se sentait indigne de confesser tel péché. Cela lui faisait une belle-jambe, qu'une immondice comme lui l'aime ! Un ver de terre amoureux d'une étoile... Il frissonna, écœuré. Les yeux mi-clos, il attendait le rejet inéluctable, tel une sentence mortelle. Tout son être était tendu par ces instants précédents la mort de ses espoirs, et son estomac noué par une angoisse terrible.

Mais cela ne se passa pas comme prévu.
Une voix suave et foncièrement salvatrice résonna dans le creux de ses oreilles désormais hypersensibles. Il hésita à croire ce qu'il entendait et cligna plusieurs fois des paupières, regardant béatement Esther.

- Fais comme tu le sens... Suis ton cœur... Je pense que tu n'en as jamais eu vraiment l'occasion.. Profites en... Et puis, je dois bien t'avouer que tu me plais aussi...

Une douce chaleur accompagnait le geste des graciles mains de la jouvencelle. Turold fut surpris par cette sensation qu'il n'avait plus ressenti depuis des lustres. Un bonheur lié d'affection, celui qui se crée uniquement par la confiance, loin de tout danger d'être tué par celle à qui on s'abandonne. Il eut un sourire triste et, furtivement, attrapa la main d'Esther aux cheveux comme la nuit. Ses doigts étaient fins et immaculés, il les observa quelques instants, bien loin des siens rongés par le travail qu'il s'était lui-même infligé ces toutes dernières années. La pensée que son corps, très certainement, devait lui aussi être abstrait de toutes ces marques disgracieuses qui ornaient le sien, des coups de fouet autrefois reçu enfant aux plus récents clous enfoncés dans les jointures pour avoir haussé le ton avec cette dame aux yeux rouges. Chaque horreur sembla noircir ses traits d'avantage alors que, fermant les yeux, il déposa de ses lèvres tremblantes un baiser sur la main amie. Sa peau était d'une délicatesse rare et il eut du mal à s'en retirer. Il garda cette main dans la sienne, l'esprit embrumé par une adorable torpeur.

- Merci. murmura-t-il à celle qui lui redonnait la vie.
Il restait à la regarder ainsi, les yeux dans les yeux, sans remarquer plus amplement le serveur prostré là, attendant commande. Lorsqu'enfin il revint assez à lui pour saisir cette présence, il lui demanda, soudain empoté et gêné, un... Non, deux cafés. Le serveur disparut, un rictus goguenard sur des lèvres tuméfiées.

Pour le jeune garçon, il aurait fallut des jours entiers pour se ressaisir. En cet instant précis, il n'était plus rien que rougeur et cafouillage. Il bredouilla un nouveau sujet de conversation, pour ne pas déjà la lasser.

- Alors... Que faites-v... Que fais-tu dans la vie ? Je veux dire... Depuis que tu as aménagé ici, ce que tu fais de tes journées ? Le sujet n'était pas idéal, mais il était empressé de tout savoir d'elle et ne tenait plus ses questions à l'intérieur de sa petite tête malmenée, ces dernières agglutinant aux abords de ses lèvres, ne cherchant qu'à se déverser dans la discussion.

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Dim 31 Mai - 22:51

Les émotions se bousculaient tout au fond de moi, et j'avais cette impression que mon coeur allait bondir hors de ma poitrine de façon violente. Ma main était toujours dans celle de Turold, et la sensation de ses lèvres chaudes sur ma peau froide, m'avait fait frissonner. Ce qui ne m'avait pas empêché d'entrelacer mes doigts avec les siens, un joli sourire aux lèvres.

- Alors... Que faites-v... Que fais-tu dans la vie ? Je veux dire... Depuis que tu as aménagé ici, ce que tu fais de tes journées ?

Je me balade souvent, en ville, en forêt aussi, ou bien je me repose... Souvent la nuit je veille sur les rêves des autres...

A vrai dire, je ne faisais pas grand chose, à part me balader. Puis je reposais mes yeux sur Turold, puis fis glisser les doigts de mon autre main, sur les étranges marques sur son visage. Je commençais alors à chantonner une douce berceuse d'enfance, que j'aimais beaucoup.

Samazama na dekigoto ga
kakageta ho he to yukue tazunete
Namo shiranu hitobito no
kensou no naka nemuri ni tsukeba
tagai no me ni yadorishi
yume wo ureu akari
Kakegae no nai kimochi wo
utsusu tama kagami


Puis je me rendis compte que je venais de chanter à voix haute. Je mis alors mes doigts sur ma bouche, gênée. C'était bien la première fois que je chantais en public, en dehors des rêves. C'était légèrement perturbant.

Excuse moi...

Je finis par lâcher un petit rire, timide.

Kagen no tsuki:
 

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Lun 1 Juin - 2:00



- Je me balade souvent, en ville, en forêt aussi, ou bien je me repose... Souvent la nuit je veille sur les rêves des autres...

Turold resta hésitant; lui ne rêvait pas et son sommeil était empli de cauchemars dont il n'arrivait à se souvenir mais qui le tiraient en sueur et en effroi de son sommeil. Il frissonna, cherchant à échapper aux démons qui le poursuivaient depuis si longtemps. Les scènes douloureuses du passé chassées par le bonheur présent... Il trouva la force de continuer dans la chaleur de cette main.

Elle ne lui retourna pas la question, mais cela ne l'étonna pas plus que cela car il était habitué à ce qu'on ne s'enquiert pas de son état. Et puis, il n'avait rien d'intéressant à raconter non plus; jeune apprenti scientifique, il travaillait depuis bientôt un an au laboratoire Cinq Flèches où il dormait également. Ses journées se passaient pour la plupart cloitrées et lorsqu'il sortait, c'était pour aider bénévolement les commerçants du quartier. Il les connaissait plus ou moins tous, sans pour autant trop oser s'aventurer à l'extérieur.
Mais Esther n'avait jamais été aperçu par son regard timide. Turold se dit qu'il avait manqué là une grande occasion de ne pas la rencontrer plus tôt. Il se sentait coupable, maintenant, de ne pas être sorti plus souvent de son lieu de travail.
Il fut interrompu dans ses pensées par une douce mélopée.

- Samazama na dekigoto ga [...]

En Rosaire, lorsqu'il avait eu ces quelques jours pour apprendre à contrôler sa transformation, il avait été hébergé par une Lycanthrope et sa fille. Le parfum de la cuisine de cette dernière, où le pain dorait dans le four et l'ambiance du feu de cheminée dardant ses lumières sur les murs appauvris se joignaient à la mélopée, qu'elle chantait parfois pour apaiser l'enfant, tétanisée par la disparition de son paternel au combat. Cela lui faisait étrange d'entendre à nouveau cette chanson, et il tenta de se remémorer le visage rond de la fillette et ses petits yeux innocents. Sa tête basculant sur le côté alors qu'elle écoutait avec attention la litanie.
...Cette enfant, il en avait oublié le nom.

Et pourtant, c'étaient eux, qui, quelques jours plus tard, l'avaient sauvé d'une mort certaine, s'interposant à l'instant fatidique où les sbires Wolfberg auraient pu porter le coup fatal. C'étaient encore ces yeux purs qui avaient veillés à ce qu'il se régénère correctement et cette mère attentionné qui lui avait indiqué la direction du port. Il se senti mal d'avoir laissé cette part de son histoire se faire oublier. Il se jura de leur écrire au plus vite, une longue lettre de remerciement adjoint de l'argent qu'il pourrait trouver dans ce continent si perdu.

Alors que la jeune femme, rouge de confusion, s'excusait, Turold reprit faiblement, l'esprit ailleurs;

- Omoi daseba osana go koro, kageri ni nita kagen no tsuki ♪ Ceci fait, il affichait un air paisible, et un peu joueur. Le serveur en profita pour leur rapporter les cafés sur lesquels un nuage de chantilly clamait que non, il ne s'agissait pas de cappuccinos. ...Et tu chantes plutôt bien également. L'ancien esclave Darkest porta le café à sa bouche et en bu une gorgée... Se retenant de cracher car la boisson était définitivement trop amère !
Turold avait un palet assez sensible. Bien qu'il ait passé la majorité de sa vie à être mal nourri des restes de table d'une famille essentiellement hématophage et carnivore strict -ce dernier point concernant la petite Marjolaine qui avait quelque fois la gentillesse de lui abandonner ses déchets d'assiettes et ses os non rongés- , il s'était découvert depuis sa dernière maîtresse un don certain pour la cuisine. Il préférait néanmoins le salé puis le sucré à l'amer qu'il avait définitivement du mal à encaisser. Le brun se retenait de cracher. Tu... Puis-je savoir où est-ce que tu résides ? simple curiosité, il n'avait rien d'un dangereux décérébré et comptait parfaitement respecter son intimité. Observant le café, Turold se demanda un instant si cette boisson était alcoolisée et si oui, s'ils risquaient tout deux de finir ivre une fois le café terminé... Comment pourra-t-il seulement finir le sien ? Le gout en était horrible !

Esther ne lui avait pas donné son nom de famille et cela le frappa. Cachait-elle le scandale lié à son exil ? Lui-même avait côtoyé assez de grandes familles pour les savoir bien trop compliquées. Il se sentit soudain peiné pour elle; il aurait profondément souhaité avoir la capacité de changer le passé et de l'avoir fait naître dans une famille stable et heureuse. Malheureusement, il lui semblait bien qu'aucune famille sur cette planète ne pouvait se targuer de tels adjectifs. Lui-même n'avait jamais connu ses parents... Il avait autrefois pensé qu'il s'agissait très certainement de deux lâcheurs. Des ignobles l'ayant abandonné pour pouvoir s'enfuir tous deux sans le fardeaux qu'il représentait. Mais il ne leur en avait jamais voulu.
Aujourd'hui, la réalité était différente. Les pas pressés de la Vampire dans une Cité détruite d'un vieux continent en ruines....

Le bâtiment, à moitié dévoré par la lave refroidie, n'était accessible que par ses plus hautes fenêtres brisées. En faisant l'effort d'y rentrer, on voyait nombres squelettes mutilés, des êtres qui n'en portaient que le nom, aux bras et aux jambes découpées. Des ustensiles de torture, pinces, seringues et couffins, se trouvaient à joncher le sol rénové. C'était clairement un endroit ayant servi à produire des humains en masse.
Turold avait alors vomi.

La tête lui tournait quand il y repensait. Ses questions pressantes, reflet d'une vie à se demander comment, débouchaient sur les plus horribles des réponses. Il s'était estimé alors heureux d'avoir passé tant de temps dans l'ignorance.

J'ai aimé ta mère. Lui avait-on dit, il y a deux ans, d'une voix sincèrement émue. Et lui de se demander comment on pouvait aimer une créature n'ayant ni bras ni jambes.

Mais à l'heure actuelle, Turold essayait de rester un tant soit peu lucide. Son visage affichait désormais une moue de circonstance, mais factice, car il s'était profondément troublé. Il finit, pour se changer les idées, par proposer à la jeune Esther de filer en douce avant l'apparition de la note. Ce qu'il n'avoua pas, en contrepartie, fut qu'il n'avait nullement de quoi régler.

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Lun 1 Juin - 15:59

Tu... Puis-je savoir où est-ce que tu résides ?

Bien sur... Je vis un peu à l'écart de la ville, en forêt pour être exacte, je te ferais visiter si tu le souhaites... Ce n'est pas très grand, mais j'aime beaucoup cet endroit... A côté y a un petit puits, et une clairière aussi... Et y a un cerisier aussi... Tu verras c'est très traditionnel...

J'adorais les maisons traditionnelles, avec leur porte coulissante, et la façon dont elles étaient construites. C'était vraiment joli. Et la mienne, n'échappait pas à la règle. Enfin, si on pouvait considérer ceci comme une règle. J’acceptais la proposition de Turold de filer en douce, sans payer la note. Je supposais qu'il n'avait pas de quoi payer les cafés, et moi non plus à vrai dire. Alors je me levais discrètement après avoir fini mon café, et j'envoyais au pays des rêves le serveur de façon à ce que personne ne me voit, ce qui fut un grand succès.

Je t'emmènes chez moi d'accord ?

Je fis un grand sourire au garçon auquel je tenais toujours la main. On était sorti du bar tranquillement, comme si de rien n'était. Je fis alors glisser mes doigts timidement le long de sa joue. Mes joues étaient rouges, ce qui se voyait bien sur ma peau très pâle.

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Couche-toi près de moi, sous le Ciel mauvais
Le noir du Jour, l'obscurité de la Nuit, nous partageons cette paralysie
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Coeur noir marquant plus sombre encore, mais il n'y a pas de Soleil brillant à travers

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Lun 1 Juin - 22:46



A lui compter les choses ainsi, Turold imaginait bien la demeure bercée par la nature, le vent s'engouffrant dans les feuilles et le soleil cherchant à dispenser sa bonne température sur les murs de la maison. Il se crut, un instant, dans un de ces contes de fées et, lorsqu'elle rentrerait chez elle, un méchant loup se terrerait dans le placard, apprêté en vêtements de trisaïeul.
La fibre infantile de Turold, ses déchets d'enfance, sonnaient clairs dans sa tête à l'heure actuelle, et son esprit vif l'emmenait vers des terrains où rien de mauvais ne pouvais exister.
Son petit chaperon bleu au regard si tendre n'hésitant pas à acquiescer quand au plan d'échappade. Ils partirent en silence, son cœur battant la chamade alors qu'il tentait de faire mine de rien. Le peu d'excitation que cela lui procurait suffisait amplement à l'amuser. Certes, il n'avait plus l'insouciance d'un enfant ne craignant pas les punitions et celles qu'on lui avait infligées étaient si terribles qu'il ne saurait les ignorer. Mais à l'heure actuelle, il réussissait à rationaliser assez pour ne pas être amputé par ses terreurs.
Lorsqu'ils sortirent, main dans la main et une fine lame de stress coulant le long de sa tempe, Turold sursauta en sentant la présence désormais familière sur sa joue. Il s'arrêta et déposa un chaste et court baiser sur les lèvres de l'adorable Yōkai. Le reste, simple et désuet pourtant, lui rappela que sa nature de Lycanthrope cherchait à lui réclamer de la viande fraîche, le naïf étant à jeun depuis bien trop longtemps.

Il avait accepté la requête de la demoiselle, non sans une certaine curiosité. Il était impatient de voir ce lieu si enchanteur précédemment décrit mais le destin en voulut autrement...

Uta était un bon ami de Turold. Il l'avait rencontré il y a un peu plus d'un an et l'avait vu être lentement détruit par des conflits lui échappant. Tous deux étaient restés quelques mois ensembles, habitant sous le joug de la même maîtresse. Mais le garçon avait disparu et Turold avait dû s'enfuir.
Malgré le nombre de visages familiers ainsi que les événements s'étant écoulés entre, le Lycanthrope ne pu douter du Yōkai pour la bonne cause du bras droit manquant à ce dernier, signe on ne peut plus distinctif.
Autrement, Uta était un jeune être d'un an de moins que l'âge de Turold et d'un caractère désormais effacé, hagard et vide. Il avait été autrefois un redoutable combattant et la fierté de ses parents, désormais morts assassinés. Si ses souvenirs étaient bons, il lui semblait bien qu'on lui ait dit qu'Uta était parti chaperonner un enfant, mais ce dernier était seul en cet instant. Le brun ne comprit pas de suite ce que faisait son ancien ami ici, avant de se rendre compte qu'il semblait chercher quelqu'un.
Turold, hésitait. Il se doutait que cette présence ici n'apportait rien de bon. Uta était instable et son caractère détruit le rendait dangereux. Il ramena contre lui Esther, d'un geste protecteur.

...Et grimaça lorsqu'effectivement, la Ghoule se retourna vers eux et, reconnaissant celui qu'il était venu chercher, s'approcha à pas rapides.

- Konnichiwa. Ça fait un bail hein ? Sa voix filait dans un son à peine audible et ses yeux restaient fixés sur un point loin de lui. Il lui tendis une enveloppe brune doublée de scotch. Turold l'aurait bien envoyé balader sans cérémonie, mais il n'osait inquiéter Esther qui était à ses côtés. Il fallait cependant se débarrasser de lui rapidement, car il n'avait pas envie de se fourrer dans les ennuis et nul doute qu'il en apportait. Ça, c'est ce qu'on m'a envoyé te remettre. De la part de tu sais qui... Le garçon refusa tout d'abord de la prendre. Après tout, qu'est-ce que cela pourrait lui apporter ? Ce n'est que lorsqu'il se rendit compte que du sang coulait de l'enveloppe qu'il eut un mouvement de recul. Il lança un regard noir à celui qui s'amusait à briser tel moment de bonheur et agrippa la lettre sans ménagement. La retournant, il constata qu'il n'y avait pas d'expéditeur, seulement un cœur dessiné là où un nom aurait dû figurer. Il l'ouvrit.
Ce qui le glaça tout d'abord fut l'odeur. En effet, le contenu avait mal supporté le trajet. Puis il remarqua au fond de celle-ci un morceau de chair rosée, duquel dépassait un os. Il finit de déchirer l'enveloppe pour en dévoiler le membre.

Un doigt.
Un doigt de petite fille, une peau clairement tirant vers le jaune.
Le prénom oublié lui revenant en tête tel un coup de hache mêlé au chant de cette fillette accompagnant sa mère dans la berceuse, il ne pu la boucler.

- Davina... Putain, enfoirés ! Qu'est-ce que vous lui avez fait ?! ...Et forcément, un coup de poing alla avec la parole, sans plus de cérémonie. Uta ne broncha pas et se prit le coup de pleine face. Il essuya de sa main valide le sang qui perlait de la pommette touchée. Devant le peu de réaction, Turold n'hésita pas à lui déclencher une seconde beigne mais il n'en eut pas moins cure que la première.

- Tu t'es autrefois opposé aux plans. Il est temps de réparer tes erreurs, il s'agira d'un simple échange d'otages. Le Zombie contre la gamine. Turold aurait très bien pu lui répondre avec ironie. Des Zombies, ici, il y en avait à la pelle ! Mais il comprenait bien que la situation était trop mauvaise pour se risquer à une certaine dose de cynisme. Avoir aidé Kenneth à s'échapper avait été une décision prise sans avoir eu besoin d'y songer. Il n'aurait jamais pensé que ça lui retomberait avec tant de violence sur le coin de la figure. Tu as trois jours pour y réfléchir. Au bout de ces trois jours, amène l'otage en lisière de forêt si tu tiens à ce que la gamine reste en vie. Sur ces mots, Uta n'hésita pas à tourner le dos et quitta les lieux. Il savait bien que s'il se faisait mortellement blessé, cela signifierait la fin de Davina. De plus, il se fichait réellement de mourir aussi ne prenait-il pas la peine d'assurer ses arrières.
Que le lieu de rendez-vous se trouve proche de la demeure d'Esther était une simple coïncidence. Turold ne la saisit même pas, il était laissé au bord des larmes, tétanisé et humilié. Il tomba à genoux, incapable de choisir par lui-même.

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MessageSujet: Re: Café-Chantilly (pv) Mar 2 Juin - 9:07

On avait réussi à sortir du bar sans aucune difficulté. On s'éloignait alors de quelques mètres. Je sentis les douces lèvres chaudes de Turold un court instant sur les miennes. Un doux et chaste baiser. C'était mon tout premier baiser. J'étais si heureuse, que je pris dans mes bras le garçon qui avait capturé mon coeur. Seulement, tout ne se passait pas comme il était prévu à la base. Une personne, qui avait l'air de très bien connaître s'approcha de nous, et salua Turold. Celui ci me prit alors de façon protectrice contre lui. Une sorte de mauvais pressentiment m'envahit dans la même seconde. Quelles sortes d'ennuis allaient nous tomber dessus ? Pleins de questions se bousculaient dans ma tête à ce moment là. L'inconnu tendit alors une lettre étrange à Turold. Celui ci la prit, après une certaine réflexion. Comment dire... Je savais qu'il y avait quelque chose de bizarre la dedans, et ça ne m'inspirait aucune confiance. J'avais envie de prendre Turold par le bras, et de l'emmener loin d'ici. La lettre fut alors ouverte. Une odeur très forte s'en dégagea brusquement, à tel point que je dus reculer un peu, pour pouvoir respirer correctement, et sans avoir envie de vomir. Ce qui je vis par la suite me glaça le sang. Un doigt... Avec l'os qui sortait. Les nausée me reprirent violemment. Je dus me tenir au mur pour ne pas m'effondrer sur place. La suite se passa très rapidement. Un coup de poing, un ordre. Je rejoignis alors Turold qui était tombé sur les genoux et le prit alors tout contre moi. Un échange d'otage. Tout ça n'allait pas être simple à gérer. Je poussais un soupir las.

On trouvera une solution...

Tout en lui disant ceci, je lui caressais tendrement les cheveux. On devait à tout pris faire quelque chose. On ne pouvait pas rester sans rien faire.

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