Hellcome on Dreadful!
Hansel & Gretel
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Quand la mort n'est pas là, les zombies dansent
- Dans ce monde envahi par des créatures plus étranges les unes que les autres, les Zombies avaient décidés de vivre en paix, il y a déjà quelques décennies. Mais le pouvaient-ils vraiment ? Pour ces êtres, la seule présence d'un être au sang chaud créait chez eux une irrépressible envie de viande fraîche ! Le cerveau, organe succulent s'il en est, eut donc tôt fait de menacer la paix qu'ils avaient cherchés à obtenir. C'est alors qu'une décision extrême fut prise : Les Zombies allaient s'exiler sur une île déserte, rien qu'à eux, et vivre en autarcie ! Ainsi fut créée Dreadful, l'île des morts-vivants !


 
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(xXx) Hello Newbie (OS)

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Zune De Laudreuil
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MessageSujet: (xXx) Hello Newbie (OS) Mar 14 Juil - 18:50

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L’Esclave était apprêté comme une victime à l’appel du sacrifice. Sous la tenue blanche, large, dans laquelle son frêle corps flottait, on pouvait sentir pulser le sang affolé dans ses veines. Il tenta un sourire, même s’il n’était pas tout à fait à l’aise avec l’idée de mourir, au moins était-il certain de l’avoir réclamé. L’heure, enfin, était venue et ses efforts allaient être récompensés. Il n’avait pas de mots pour expliquer sa reconnaissance, son impatience d’enfin être délivré de ses souffrances. Il inspira profondément et ferma les yeux, faisant deux pas pour aller à l’encontre de la Vampire.

La salle qu’elle avait choisie pour mener à terme son histoire était un salon, immense et vide. Contre les murs trainaient certains vieux meubles rappelant vaguement un passé dont il n’avait connaissance. La lumière, elle, était jaunâtre dû aux plafonniers imitant maladroitement des chandeliers, les flammes remplacées par des ampoules électriques. Ça n’était certes pas le cadre que la Vampire aurait souhaité.. Rien de tout cela n’offrait un essor funeste à la scène qu’elle aurait voulu offrir au martyr noyé dans le sang de ce monde impitoyable. La scène aurait, selon elle, dû avoir un peu plus de romantisme noir. Un tantinet de style dans ce monde où tout se perd. Mais on ne pouvait faire mieux, ici, on était en Dreadful et Dreadful n’était pas le continent si triste qu’il semblait être, très peu de Zombies préférant le clair-obscur des châteaux de pierres humides au calme d’un chalet de bois. Il fallait déjà être reconnaissante à Maître Aureliucz d’avoir accepté de prêter son salon.
La Victime avait peur, un peu. Autant que le pouvait une créature sans âme. A l’approche de la fin, tout le monde tremble, même ceux ayant tant souhaité voir cet instant arriver.
Lorsqu’elle se pencha vers sa gorge, il ferma doucement les yeux. Certains souvenirs enfantins revenaient à sa mémoire, rien ne pouvait être sauvé. Il voyait au fond de son cœur les ténèbres et la douleur, nul cri de joie n’avait jamais ravivé un bonheur oublié. L’Esclave avait été perdu dès le début, il se devait de rechercher la mort.
Un frisson ne fut pas retenu lorsque les crocs s’enfoncèrent dans la chair, ses mains malhabiles enlacèrent le monstre le tuant à petit feu. Il la remercia silencieusement. Défilaient dans sa tête les insultes subies et les coups endurés. Les moqueries de ceux le blessant avec joie, jouant avec son corps comme s’il s’était agi d’un cafard à écraser. Non, bien, bien pire qu’un cafard à écraser.

Bouge plus que ça, sale merde ! Je vais te tuer si tu ne t’appliques pas !
Regarde-moi ce porc, il aime ça, hein !
Il est né pour sucer. Manquerait plus qu’il fasse autre chose.

Je te paierais que si tu t’enfonces ça. Compris ?!
Vas-y, chiale ! T’es bon qu’à ça de toute façon !

Comme si je pouvais aimer un déchet tel que toi… Emmenez-le à l’usine !

…Et tranchez-lui la gorge, je ne souhaite plus l’entendre.

Un rire sans bruit, il la serra un peu plus contre lui, son corps soudain secoué de spasmes alors que les forces s’en échappaient. Elle mordait d’autant plus fort, s’assurant de garder sa prise, drainant le sang, le visage vide d’émotions. Il se demanda ce qu’elle pensait à cet instant.
Elle se débarrassait surement d’un autre esclave inutile.
Lui n’aurait pas souhaité meilleure fin. Enfin, si, il y a très longtemps… Mais maintenant, mais désormais ? Il était satisfait de celle-ci. Le décor ne lui semblait pas inapproprié, il était parfait, pas plus que les circonstances. Celle qui le tuait n’avait jamais été outrageusement cruelle avec lui, contrairement à toutes les personnes –ou presque- qu’il eut pu connaître. L’Esclave, au fond, l’aimait bien, si un déchet sans âme pouvait apprécier quelqu’un.
Du sang coulait de sa gorge, glissait le long de sa clavicule pour tâcher la tenue funéraire. Le rouge dévorait la pureté du tissu, s’étendant comme une irrémédiable faiblesse sur le long sweat blanc, bien trop grand pour lui. Le tissu, alourdi, s’écroulait de son épaule, glissait lentement le long de son bras. Les mouvements de son cœur ralentissaient, sa respiration devenait plus difficile, il s’effondra sur lui-même.
Elle ne le laissa pas tomber mais l’entraina calmement jusqu’au sol où elle le déposa. Plongée toujours sur la plaie, il semblait que plus une goutte ne subsistera dans le cadavre. Lorsqu’il su qu’il était bel et bien mourant, il la poussa de sa faible main et contempla le visage de son assassin.
Ses yeux, fatigués mais contents d’un tel dénouement, rencontrèrent les siens où il ne vit que du vide. Il murmura un merci qui resta inaudible. A cet instant, il regretta de ne pas pouvoir se faire entendre, mais ne doutait pas qu’elle eut compris, si elle l’eut souhaité. Il n’était pas difficile de comprendre ce qu’il voulait dire, il n’avait jamais cherché à ce que cela le soit.
Au moins ne mourait-il pas seul.

Ses extrémités s’engourdissaient, la terreur se faisait grandissante mais il gardait sa composition, cela n’était plus le moment de faire marche arrière. Petit à petit, il se sentit mourir. Délivré, à jamais, de cet enfer.
Elle avait tenu sa promesse, il n’avait pas mal.
Même pas le moindre petit lancement dans la gorge. Il avait froid, il était frigorifié, il craignait ce qui allait se passer et tous ses instincts lui hurlaient de se débattre, de se lever et de fuir, mais il n’avait pas mal.
Alors il ferma les yeux.

Pour les rouvrir, suffoquant, lorsqu’un poignet ensanglanté se fourra avec force entre ses dents. Il n’avait pas les moyens de le pousser, mais tenta, avec des mouvements désespérés, de le faire tout de même. Le liquide qui coulait- le sang de la Vampire, s’insinuait dans sa trachée accompagné de la sensation qu’en provoquerait le passage d’une lame de rasoir. Il se débattit autant qu’il le pouvait, tenta de ne pas avaler, mais le sang faisait pourtant son chemin, parcourait son être tel un terrible poison. Il lui semblait que ce dernier le dévorait de l’intérieur, c’était un monstre qu’il avalait. Un monstre composé de dents aiguisées.
Cela ne dura que quelques secondes, assez pour que la quantité de sang avalé soit non-négligeable cependant. Il se releva, par réflexe, mais retomba immédiatement en arrière, son crâne se cognant avec violence contre le sol. Les tremblements incontrôlés n’étaient plus causés par la fatigue et l’absence de forces, ils étaient causés par la douleur !
Ça faisait horriblement mal, bien plus que tout ce qu’il n’eut jamais vécu ! Les violences, les abus, les coups et les insultes, tout cela disparaissait dans cette affreuse mélopée d’agonie qui l’enveloppait, le meurtrissait, le broyait. Il aurait pu hurler, mais aucun son ne sortait de sa mâchoire, désormais ouverte, déformée, à l’extrême. Il ne contrôlait plus ses muscles, il ne contrôlait même plus ses pensées dans lesquelles des mots, des bribes de phrases s’insinuaient perversement. Il entendait, encore et encore, la voix de celle qui se trouvait silencieuse à ses côtés et, se retournant sur le côté, il vomit le contenu de son estomac. Son corps tout entier était trempé, il le comprit alors qu’il toussait, tentant de reprendre le contrôle de son souffle… Quelque chose… Quelque chose…
Se produisait.
Soudainement projeté au sol, il réalisa que ses sphincters s’étaient relâchés, que sa bouche saignait de manière anormale, assez pour l’étrangler dans ce liquide au gout indescriptible, et que chaque parcelle de ce corps qui aurait dû mourir le blessait à en crever.

L’ironie de la situation ne pouvait pas le toucher, mais il sembla bien toucher la Vampire, qui regardait la scène sans frémir. Elle en avait déjà vu, des comme ça, pleins. Des fois, cela finissait plus mal que d’autres mais il n’y avait aucune raison de s’en inquiéter. Les choses se passeraient comme elles doivent se passer, point. Une certaine curiosité la prenait, au fond, elle se demandait quel en serait le résultat. C’était la première fois qu’elle vampirisait quelqu’un comme ça… Une créature ayant vendue son âme. La vampirisation était-elle seulement possible ? Allait-il se transformer en horrible créature difforme ? Ou serait-il tout simplement un Yōkai banal ? Au fond, elle n’arrivait pas à patienter et un rictus agacé apparu sur son visage calme et détendu.

Les sécrétions émanant du corps d’Anthem ne gênaient aucun des deux parties. Pour la Vampire, celle-ci y était habituée et avait connu bien pire sur les étals des marchés où les piles de cadavres attendaient d’être incinérées. Du côté de l’Esclave… Eh bien, il n’était pas en état de s’en inquiéter tout à fait. Cela restait malgré tout salissant, à la fois pour l’Esclave et le sol de la demeure de Maître Aureliucz, qui aura besoin d’un bon coup de serpillière une fois le petit jeu fini.

Il avait froid, mais cela n’était plus de la même manière. Lorsque tout se fut enfin calmé, lorsque son corps commença, lentement, à répondre à nouveau, il avait les yeux ouverts et était dans l’incapacité de bouger, plus psychologique que physique. Son cœur s’était arrêté de battre mais, de temps à autre, un ‘toc’ désarticulé se faisait entendre. A vrai dire, il n’osait se relever.
Que s’était-il passé, qu’était-il, pourquoi était-il toujours en vie ? Non ! Rien n’aurait dû… Ça n’aurait pas dû se passer comme ça pourquoi n’était-il pas mort s’il fallait qu’il meure ! Il en voulait terriblement, à lui, à elle, à la terre entière, à ce corps débile qui n’était pas mort, ce foutu corps de merde qui n’était toujours, encore une fois, pas fichu de claquer quand il le fallait, était-ce si difficile ! Lui qui avait vu tant de ses semblables mourir si près de lui qu’il avait pu entendre leur souffle s’arrêter, pourquoi lui était-il toujours là alors qu’il ne demandait qu’à quitter ce monde haineux, arrogant, violent ?
Et ‘elle’ n’était d’aucune aide. Pourquoi ne lui parlait-elle pas ?
Pourquoi ne lui expliquait-elle pas…

Après l’avoir fait pour elle-même, elle l’aida à se relever, son bras autour de ses épaules, son torse contre le sien. Une main, glaciale, peut-être même plus que la sienne, agrippant la tenue, postée sur son torse, l’empêchant de tomber à nouveau.
Elle le guida jusqu’à une chambre.

Le long des couleurs sombres, il gémissait sans se faire entendre. Sa peau se distendait, se tordait, se déchirait sur son visage et sur son corps. Ses dents le blessaient à en pleurer, il ne se retenait d’ailleurs pas vraiment. Son visage était couvert de sang, de transpiration, de morve et de salive, il n’osait réaliser l’état dans lequel il se trouvait. La vue se brouillait, parfois, tremblait comme une caméra défaillante filmant un très mauvais film. Ses ongles le lançaient également, que cela soit aux mains et aux pieds, mais il ne saurait remarquer ses organes, qui semblaient morts tant la douleur qui les avait envahi ne se faisait désormais plus sentir, seule une substance chaude coulant encore d’entre ses cuisses. Il ne souhaitait pas savoir ce que c’était.
La chambre était vieille et poussiéreuse. Il n’aurait certainement pas pu réussir à respirer en y entrant tellement la saleté y était dense, mais cela ne l’effraya pas vraiment à l’instant. Elle le déposa sur le lit sur lequel il s’effondra, se roula en boule. Accolé au sommier, de la fenêtre, la lune projetait une lueur anormale sur sa peau, lui offrant une couleur qu’elle n’eut jamais eu. Il lui sembla en voir clairement les veines à travers. Il détourna le regard, ce n’était que la fatigue.
Et le sang.
Le goût du sang.
Présent dans sa gorge, dans sa bouche, sur ses lèvres à cause de ces dents qui lui arrachaient la chair. Il ne comprit pas tout de suite, passant les doigts sur les crocs, incertain. Lorsqu’il réalisa la chose, le choc fut si intense qu’il perdit connaissance.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, la nuit était tombée à nouveau. Les volets étaient restés clos, un sceau d’eau avec une éponge trainait à côté du lit, signe évident d’une demande insistante.
Lorsqu’il rouvrit les yeux, le peu de raison qui lui restait s’était échappée.

Il rit doucement, secoué de ces doucereux soubresauts. La saleté dans laquelle il se trouvait, l’odeur de merde et de dégueuli, le touchait désormais de plein nez mais il ne réussit pas à en vomir. Il trouvait cela, même… Amusant. Sisi, c’était vraiment amusant ! Adorable, agréable ! Normal ! Oui, il n’y avait pas plus normal pour lui que de se retrouver dans cette situation, dans ce monde n’étant pas celui dans sa tête. Instinctivement, il enfonça deux doigts dans la chair de son ventre, là où il avait toujours eu mal, là où il avait toujours eu peur. Mais, contrairement à d’habitude, ce coup-ci, ses doigts passèrent outre la chair sans qu’il eut mal plus amplement. Ils entrèrent dans les entrailles nonobstant quelques gouttes rouges et ils jouèrent avec les intestins.
En forçant autant, il s’était brisé un doigt.
Il le sentait se tordre dans des positions impies et cela l’amusa au plus haut point.
Ah, il ne pouvait pas… Mourir, hein ?

C’était impossible. Mourir n’était pas une option. Ça n’était pas grave, il avait fait de son mieux. Oui, oui, il n’avait que ce qu’il méritait et tant pis s’il ne pouvait pas mourir dans ce monde en dehors de sa tête, au moins pouvait-il échapper à la douleur. C’est vrai, il n’avait plus mal, il n’avait plus peur. Il n’y avait que ce corps, qui ne lui appartenait pas, il en était sûr ! Et puis il y avait lui, là, quelque part, mais certainement pas ici car ici ne se trouvait qu’un corps mort, incapable de ressentir quoi que ce soit. Cela faisait longtemps qu’il avait disparu, qu’il avait été tué, tout ira bien maintenant. Ramassé contre lui-même sur ce lit trop âgé pour être encore stable, son souffle affolé était la seule chose résonnant dans la pièce et, bien entendu, ces voix autrefois entendues. Ces clients, ces passants, ces sourires moqueurs. Il leur riait dessus pour les chasser, aussi fort qu’il s’entendait faire, lui qui n’avait pas, plus de cordes vocales. …Mais ils ne reculaient pas.
Alors il recula, lui, mais il rencontra le mur. Alors, pour leur faire peur, il avança la tête contre son torse et, d’un élan brutal, la frappa en arrière contre les pierres. Celle-ci s’effritèrent et du froid coula le long de son cuir chevelu, puis de sa nuque. La plaie sur son ventre s’était refermée, emprisonnant ses doigts. Mais il riait toujours et contempla quelques secondes la blessure, peu surpris. Dans cette situation, il s’attendait à tout.
Il se releva, se cognant à quasiment tous les obstacles car il n’était plus sûr de voir ce qu’il fallait voir. Ses pensées fragmentées se disloquaient en un méandre de phobies et de peurs inavouées, mais rien ne le faisait hurler. Il se sentait bien, vaguement bien, et ce pour la première fois depuis toujours. Le Vampire s’effondra au sol.

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Beneath the stains of time
The feelings disappear
You are someone else
I am still right here
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