Hellcome on Dreadful!
Hansel & Gretel
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Quand la mort n'est pas là, les zombies dansent
- Dans ce monde envahi par des créatures plus étranges les unes que les autres, les Zombies avaient décidés de vivre en paix, il y a déjà quelques décennies. Mais le pouvaient-ils vraiment ? Pour ces êtres, la seule présence d'un être au sang chaud créait chez eux une irrépressible envie de viande fraîche ! Le cerveau, organe succulent s'il en est, eut donc tôt fait de menacer la paix qu'ils avaient cherchés à obtenir. C'est alors qu'une décision extrême fut prise : Les Zombies allaient s'exiler sur une île déserte, rien qu'à eux, et vivre en autarcie ! Ainsi fut créée Dreadful, l'île des morts-vivants !


 

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Tu connais la blague ?

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Sin
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MessageSujet: Tu connais la blague ? Mer 22 Juil - 14:35

Tu connais la blague ? C'est de plus en plus facile à chaque fois...

L'esprit brisé, la volonté anéantie... On avance. Toujours, chaque pas plus dur que le premier, chaque pas moins insouciant, un peu plus triste c'est vrai, mais on ne s'arrête pas. Pourquoi s'arrêter si c'est pour mourir et disparaitre ? La vie est un combat continue contre le dégoût d'exister.
Oui, Indigo n'était pas dupe. Ce qui lui arrivait était arrivé à tant de gens qui n'avaient su résister, malmené par les vives vagues d'un instant ne croyant pas en eux. Mais il ne pouvait s'empêcher de regretter ces instants heureux, complices. Il ne pouvait s'empêcher de regretter ce visage souriant et ces paroles murmurées à voix basse. Lui qui ne peut jamais garder un ami ne saura garder celui-ci aussi, mais une chose était sûre... Il ne pouvait le laisser partir sans lui avoir dit, au moins, un Adieu. Pas à celui-là, non.
Et tant pis s'il devait trahir, encore une fois, il craignait trop de perdre ce pour quoi il s'était tant débattu. Tant pis s'il devait tuer, se salir un peu plus dans ce merdier ambulant. Il n'aimait pas ce monde, trop vile pour lui. Il aurait aimé pouvoir s'accrocher à certaines personnes sans être assuré de les perdre un jour. C'est vrai, il s'en doutait. Lorsqu'il avait donné ces cours à Turold Darkest, lui apprenant consciencieusement à écrire, lire, et toutes ces idioties qu'il faut savoir, au fond de lui, il était certain qu'il faudra une nuit lui planter ce couteau dans le dos. Tout était vain, mais il n'avait pu s'empêcher d'espérer que cela tarderait. Peut-être Zune l'oublierait-elle. Peut-être mourrait-il avant. Mais plus maintenant. Maintenant, c'était trop tard et il serait difficile pour le lycanthrope de mourir avant que sa fin ne l'ensanglante, piètre martyr d'un scénario lui échappant.

Sin ne pouvait en vouloir à sa maîtresse. Elle était tout et où que son regard se posait, sa présence se rappelait à lui. Il l'aimait, non... Il l'adorait, l'adulait. Son univers tout entier tournait autour de cette femme qui avait si facilement remplacé sa mère, sa sœur, son amante... Sa voix et son sourire ne quittaient jamais son esprit, il s'était enchaîné volontiers, avec certes bien trop d'entrain, à celle qui lui avait une fois sauvé la vie. Se jurant de ne jamais la perdre, de ne jamais s'attirer ses foudres, il avait pourtant fait des erreurs décisives lorsqu'il s'était trouvé déchiré entre son passé et son avenir. Cela n'avait pas été facile de trancher, et encore moins de payer l'erreur de son hésitation mais, depuis, son choix a été fait. Oui, depuis bien longtemps, il avait compris qu'il ne pourra jamais rien posséder, rien aimer non plus s'il voulait être aimé d'elle en retour... Terrible récompense qu'était ce titre d' 'ami' auquel il s'accrochait pourtant avec la force d'un désespéré.

Turold avait été une âme semblable à la sienne... Naïve et perdue, il n'attendait qu'une main amie pour guérir accolé à cette personne charitable. C'était, tout comme lui, un être cherchant la force d'une autre pour survivre. Son approbation, son amour... Il avait pensé, un instant, qu'il pouvait être cette personne pour le garçon qui n'était pas bien plus jeune que lui. C'était trop demandé, il s'en rendait compte, maintenant, mais les instants passés ensembles demeuraient. Ils avaient fugués, s'étaient battus à coup de betteraves dans les pièces du manoir, et avaient inventés des surnoms stupides aux objets inertes recouvrant les murs. Ils avaient peu parlés, beaucoup agis, avaient rattrapés une partie de cette enfance que tout deux n'ont pas eu en jouant comme des mômes dans les couloirs, se poursuivant ou se cachant. Grâce à cet ami, Indigo s'était éclaté comme jamais, une présence plaisante brisant la routine d'un quotidien inutile où il n'avait que peu d'utilité.

Bon, peut-être qu'au fond, il s'y était attaché plus qu'il ne l'aurait dû alors qu'il savait ce qui allait se produire. Il s'en blâmait mais savait qu'au fond, cela aurait été impossible d'éviter une telle situation. Il était bien trop seul pour refuser un ami... Néanmoins, il maudissait le destin de devoir toujours se retourner contre les personnes auxquelles il s'attachait.
...Ça ne pouvait pas être que de sa faute, n'est-ce pas...?

Lui-même ne connaissant pas Dreadful, il errait depuis deux jours aux alentours de la forêt qui lui avait été indiquée. Cette dernière, peu épaisse et démunie, lui semblait le reflet-même de son cœur... Vide, épuisé. Il en sourit calmement. Cette cabane, baignée entre le maquis et les citrouilles, devait être facilement trouvable maintenant qu'il avait parcouru chaque lieu où elle aurait pu se trouver sinon celui où elle était réellement... Même si cela ne le dérangeait pas de marcher un peu plus. Quelques instants supplémentaires pour le gosse un peu perdu qu'il avait rencontré prostré.

Malheureusement, il la trouva bien trop rapidement après avoir souhaité y arriver le plus tad possible. L'ironie le frappa méchamment et il hésita alors... Devait-il vraiment rentrer ? 'Salut, je viens te dire Adieu. Haha, oui, tu vas crever, désolé' ? Le rôle d'annonciateur de mauvaise nouvelle ne lui plaisait pas tellement...
Le bruit d'un paravent s'ouvrant le fit sursauter. Juste en face de lui se trouvait... C'était décidément trop tard pour faire marche arrière. Indigo pressa le pas et posa la main sur l'épaule de son ami.

- Tu m'invites à boire un coup ?

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Turold Darkest
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MessageSujet: Re: Tu connais la blague ? Jeu 23 Juil - 14:35



Esther. Esther. Esther, Esther, Esther.
Turold n'avait plus que ce nom en tête. Effrayé (non: paniqué!) à l'idée de perdre les pédales, rongé par ses bas instincts par ces habitudes qui lui avaient été inculquées, il faisait de son mieux pour se focaliser sur sa raison de vivre. Il n'avait jamais été attiré par les femmes qui le dégoûtaient presque sans cependant oser leur dire non... Mais Esther, elle était différente. Elle était forte. Il avait besoin d'une présence forte à ses côtés. Elle était ce monceau de bois auquel il s'accrochait alors qu'il allait se noyer dans la rivière. Sa bouée, son sauvetage.
Mais il n'osera jamais lui avouer son trouble. Aussi, chaque jour, souriait-il, lui parlait-il avec tous les doux mots du monde. Il était un piètre poète mais savait se débrouiller pour exprimer son affection. Faisant de son mieux, heure après heure, seconde après seconde, il s'épuisait. La reconstruction de la maison typique avançait. Il n'y connaissait rien aussi était-ce bancale mais il progressait par logique et avait l'impression de faire du bon boulot même si cela n'en était pas vraiment.

Il n'y avait personne sinon lui à la maison. Esther s'était absentée, une course à faire ou une promenade quelconque, il n'en savait rien, ne s'en rappelait plus, trop préoccupé qu'il était à éviter que le chaos grandissant dans sa tête ne l'ensevelisse. Il l'aimait pourtant et attendait son retour avec une impatience anxieuse, posté face à la porte de papier.
Lorsqu'un ombre bleutée sembla s'approcher de la demeure, il poussa la porte coulissante avec vivacité. Mais ça n'était pas elle et il se retrouva glacé face à la personne s'approchant, qu'il reconnut, hésitant.

Sin ?
Il n'avait plus vu le fantôme depuis un an et demi et son coeur se trouvait pris entre deux feus: la joie de le revoir se mêlait à l'appréhension d'un tel geste. Déjà, comment pouvait-il avoir tant voyagé ? Puis, la dernière fois qu'un ancien ami était venu, c'était pour...
L'image d'Uta se jeta contre ses paupières avec la violence de l'émotion s'en dégageant. Ses yeux se gorgèrent de larmes et il recula d'un pas, par réflexe, soudain stoppé par le rebord de la porte de papier. Il sursauta, une main s'étant posée sur son épaule.

- Tu m'invites à boire un coup ?

Redressant une tête qu'il baissait désastreusement, il eu du mal à regarder le fantôme droit dans les yeux. Réprimant un sanglot, il opina du chef et l'invita d'un geste de la main à entrer dans la demeure. Esther comprendra... Oui, ils avaient, semblait-t-il, à parler.

- Uta est... Chuchota Turold d'une voix étranglée, incapable de finir sa phrase. Il ne savait si le fantôme le savait. Surement. Après tout, il s'agissait de l'âme damnée de Zune, impossible qu'il ne soit pas au courant de l'histoire.
Il était plus que difficile pour Turold d'insister sur le sujet, la trahison de Kenneth le pesant ardemment. Il ne pouvait tout simplement pas comprendre comment ce type un peu paumé qu'il avait tant apprécié avait pu tuer de sang froid. Il pensait.... Que le zombie était quelqu'un de bien. Il s'était visiblement planté. Sa mort ne restera pas impunie... Je crois. Lâcha Turold tout en sachant qu'il n'aura jamais le courage de se battre contre celui qui lui avait sauvé la vie. Pourtant, les dernières paroles de la goule le hantaient dès qu'il se laissait le temps d'y penser. Il se haïssait d'être ainsi incapable de le venger.
Préparant puis servant le café à Sin, plus par courtoisie que par réelle utilité -le fantôme étant incapable d'en boire-, ses mains tremblantes en firent tomber une tasse qui se brisa au sol. Distrait, il la ramassa à mains nues. Les fragments s'enfoncèrent dans ses mains qu'il regarda de ses yeux vides.

- Je crois... Sa voix était terriblement faible et suraiguë, il s'écroula à genoux sur le sol. ...Que j'ai besoin d'aide. Il était perdu, n'y arrivait plus... Ce combat continu contre ses émotions, son passé et ses souvenirs le détruisait. Les conseils de la vampire n'avaient fait qu'empirer la situation... Accepter d'être cette créature sans cœur, réagissant uniquement aux impulsions qu'on lui avait insufflées ? Perdre Esther, perdre cette raison qu'il s'était façonné avec tant de mal ?! Il ne voulait pas disparaitre, au fond de lui persistait ce morceau de lui-même, cet idéal qu'il s'était construit, ce garçon doux et gentil mais noble mais fier, qu'il aurait aimé être. Le lycanthrope ne pouvait le gommer par sa faiblesse, mais la mort d'Uta avait été de trop...

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MessageSujet: Re: Tu connais la blague ? Sam 25 Juil - 6:26

Cela lui faisait mal à la tête.
La folie de Turold, si différente à la sienne qui était calme et acceptée, était une tornade de sentiments contradictoires flottant autour de lui et le percutant violemment à chaque battement de cœur. Sin en avait la nausée.
Qu'est-ce que ce gars avait bien pu vivre pour devenir ainsi ? Il ressentait cette électricité statique d'exaspération parcourir la peau qu'il n'avait plus. On n'allait pas lui faire croire qu'il était ainsi à cause des mêmes épreuves que vivait le fantôme ?! Deux petits dilemmes et hop, à l'asile ? Non, ça ne marchait pas comme ça.
Mais il pouvait comprendre combien c'était difficile de vivre chaque jour en assumant son passé. Lui-même y peinait. Les images qui refont surface régulièrement, la détresse implacable qui ne vous quitte jamais... Ouais, ça avait de quoi être désagréable.

Pire que ça, il se sentait mal pour son ami. Pas question d'affection, quoi qu'il aurait pu effectivement être triste pour lui, non, c'était son empathie qui lui jouait des misères. Ses sentiments s'alignaient sur ceux de Turold, qui ne s'en rendait pas vraiment compte. Leurs hésitations concordaient désormais, tout autant que leur mal-être. Le fantôme se demanda si cela avait été une bonne idée de venir, sincèrement.

- Uta est... Il aurait fallu être amnésique pour oublier sa mort, Indigo y était ! Impuissant face aux plans d'une maîtresse qu'il ne pouvait décevoir, il avait lui-même mis fin aux jours du garçon avec qui il avait vécu quelques mois. Cela ne l'avait pas vraiment blessé, il n'avait cure des amants de sa maîtresse. Pire, il les haïssait ! Sauf Turold. Turold était l'exception pour une raison lui étant inconnue.
Uta, ça aurait très bien pu être lui. Autre année, autres soucis, certes, mais c'était ce gosse de riche lâche par définition et tombé au plus bas qui avait demandé de l'aide. Lui aussi l'était. Il avait certainement été plus faible que la goule qui, il fallait l'avouer, s'était bien défendue. Indigo, acculé, ne vaut rien et ça il le savait depuis bieeeen longtemps.
Au final, ça aurait pu être Uta qui l'aurait étouffé pendant que lui gisait sur un lit, à l'agonie de par ses blessures de guerre. Il essaya de ne pas y penser. Puis Uta avait été un mal nécessaire.

- Sa mort ne restera pas impunie... Je crois. S'il ne s'était pas senti aussi proche du lycanthrope, il aurait pu en rire. Non, il ne s'en sentait pas du tout coupable ! Il l'avait tué, et alors ? Des millions de gens meurent tous les jours ! Des esclaves surtout ! Il faut être reconnaissant pour chaque jour de grappillé plutôt que de se plaindre tout le temps, pourquoi personne n'avait compris cela ? Quels crétins !

....
....!
Quelque chose n'allait pas.

- Je crois... ...Que j'ai besoin d'aide.

Turold, à terre, Indigo se leva pour s'agenouiller en face de lui. Pas la moindre lueur d'hésitation ou de trouble ne teintait les traits tranquilles du fantôme. Du bout des doigts, il lui redressa le menton, regardant le garçon droit dans les yeux.

- Hé, ça va aller. C'est difficile les premières années, mais tu t'y fais, c'est promis. Cette voix douce, compatissante, il fut surpris qu'il s'agisse de la sienne. Mais il ne pouvait décemment pas lui jeter la vérité au visage. Il se sentait tout de même triste à l'idée de devoir lui mentir... Les premières années... Il ne les dépassera jamais. C'était terrible, il s'en sentait atterré, mais il n'y avait rien à faire... Turold mourra. C'est OK si tu pleures et si tu te sens paumé. Ça va passer. Regarde, moi, on m'a élevé pour tuer des vampires... Il rit doucement. Tu trouves franchement que je suis devenu ce qu'ils voulaient ? Non, ton avenir, tu le traces. C'est un peu dur au début, ça fait peur, mais il suffit d'essayer de pas y penser et ça devient de plus en plus facile de jour en jour.

La nature d'Indigo n'était pas celle d'un tueur. Il avait toujours été un enfant tendre et serviable, pas du tout du genre à poignarder ses amis dans le dos. S'il lui était donné de voir son lui enfant... Il se pouvait que le gamin préfère se donner la mort plutôt que de grandir pour être ce type débectable. L'idée le paralysa.

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