Hellcome on Dreadful!
Hansel & Gretel
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Quand la mort n'est pas là, les zombies dansent
- Dans ce monde envahi par des créatures plus étranges les unes que les autres, les Zombies avaient décidés de vivre en paix, il y a déjà quelques décennies. Mais le pouvaient-ils vraiment ? Pour ces êtres, la seule présence d'un être au sang chaud créait chez eux une irrépressible envie de viande fraîche ! Le cerveau, organe succulent s'il en est, eut donc tôt fait de menacer la paix qu'ils avaient cherchés à obtenir. C'est alors qu'une décision extrême fut prise : Les Zombies allaient s'exiler sur une île déserte, rien qu'à eux, et vivre en autarcie ! Ainsi fut créée Dreadful, l'île des morts-vivants !


 

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Crépuscule du Second Jour (144H Restantes)

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Izzy Berger
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MessageSujet: Crépuscule du Second Jour (144H Restantes) Sam 8 Aoû - 7:00

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Après avoir débattu sur la question, le zombie avait convenu de m'emmener dans le parc d'attraction récemment crée appartenant au Dark Woods Circus. Je ne demandais pas mieux, bien qu'étant peu fan des parcs à thèmes et des manèges à sensation. L'idée était de me changer les idées et étudier ce que notre cirque faisait me permettait de travailler tout en même temps. Au final, je pourrais très bien faire un rapport à mes supérieurs sur l'avancée de cette séction si particulière du Cinq Flèches.
En Dreadful, ils étaient chez eux. C'était donc le continent où le cirque restait installé le plus longtemps. Zombies au milieu des Zombies, morts au milieu des morts... Leur difformité passait inaperçu là où on accueillait les rejetés à bras ouverts. Je savais d'avance que je trouverais la plupart des créatures plus à l'aise qu'en Our Lands, où nous venons habituellement prendre de leurs nouvelles. Cette année empocherais-je surement leur rapport en avance.
Le trajet fut long et j'eus rapidement mal aux pieds. Je m'en plaignais à mon guide; assurément, lui, étant mort, marcher des kilomètres ne le dérangeait pas ! Mais moi je n'y étais pas habituée.

Tu devrais me suivre plus souvent. Avec moi, tu apprendrais à marcher.

Je soupirais devant la phrase de ma soeur et la chassait d'un revers de la main. Quelle imbécile. Je préfère mourir que de suivre à nouveau une folledingue dans les endroits les plus sordides de la planète. Bien que, pour le coup, ce parc d'attraction ne devait pas être vraiment propre.

- Excuse-moi, mais... Ca ne t'es jamais venu à l'esprit d'y travailler ? Le costume t'irais bien pourtant et tu as de l'énergie à revendre. Lui lançais-je sur un ton qui se serait voulu amusé mais qui ne me sembla qu'agressif. Mal à l'aise, je m'excusais plusieurs fois, ce qui combla les vides de la discussion.
Nous arrivâmes à ce lieu, bien trop grand pour qu'il soit comparable au parc d'attraction de l'Archipel... Ici, le parc semblait être un village entier, sinon plusieurs. J'eus du mal à comprendre comment nous avions fait pour ne pas le repérer sur les caméras des satellites. Souriant, impressionnée, je me retournais vers le zombie. Tu sais par qui il a été construit ? Les habitants du cirque ? Ou bien les zombies ont donnés un coup de main ? Poussant la grille, je me heurtait au verrou fermé. Frustrée, je réessayais, ne réuissant qu'à secouer la grille dans un tintouin infernal. Grimpant en haut, malgré ma blouse un peu trop grande, j'observais tout cela du haut du portail. Hum. C'était grand, très grand. Mais c'était surtout vide. Il ne sont pas là ? Ils nous ont pourtant signalés qu'ils étaient installés ici ?! Bon, hors de question d'être venus pour rien ! J'entre ! Passant par dessus la grille, je manquais de peu de m'empaler dessus. Une fois de l'autre côté, je demandais au Zombie de me suivre: j'avais besoin d'un guide là-dedans !

Nous nous avancions donc au cour des allées et je découvrais la magnifique créativité distordue de nos protégés. Plus nous nous enfoncions dans la ville d'attractions, plus j'y ressentais tristesse et folie, dans une danse envoutante, un requiem terminal. Je passais mes mains sur les sculptures, je fermais les yeux, les imaginant les construire. Ils étaient pleins d'invention, il étaient une force que nous ne controlions qu'à peine. J'entendais la musique résonner dans ma tête, j'imaginais ma soeur danser sur sa corde.

Ma chérie, je t'assure qu'il ne s'agit pas là de mes plus beaux souvenirs. Tu aurais haï t'y trouver. L'humiliation d'une foule qui te regarde, les forains qui te poussent et te contraignent pour que tu puisses offrir ton numéro, ils te l'arracheront des entrailles ! Là ne se trouve que douleur et haine, comment peux-tu y voir quelque chose de beau ? Ma pauvre, c'est toi qui est fêlée !

Peut-être. Mais j'y sens la mélodie de ceux qui n'ont plus d'espoir. La nuit les a enveloppé, ils s'expriment dans un dernier sentiment. Je trouve cela romantique, obscur, poétique. N'en ais-je pas le droit ?

Pour tout ceux qui y sont morts, tu ne devrais pas même avoir le droit d'imaginer ce qu'ils ressentent.

Mais regarde ceux y ayant vécus. Nous les sauvons d'une mort atroce, nous leur offrons une raison de vivre. Je reconnais que ça n'est pas la meilleure des solutions mais sans ce cirque, tu ne serais plus des nôtres, ma petite sœur.
Attrapant la main du zombie, je lui demandais la permission d'essayer l'une des attractions, si elle marchait. Mais elle ne marchait pas, alors j'escaladais tout simplement ce grand huit et marchait le long des rails. Je n'avais que peu d'équilibre mais faisait de mon mieux, me comparant aux chats que j'aimais tant. De là haut, on voyait l'éternité ! Manquant de trébucher, je ne dû mon salut qu'à mon accompagnant et l'en remerciait.

Regarde, de là-haut, on dirait que le monde est à nous, non ? C'était peut-être un peu naïf de ma part. M'asseyant tout du haut, observant la construction avec ce sourire ravi sur mon visage, je ne fis que profiter du spectacle.

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MessageSujet: Re: Crépuscule du Second Jour (144H Restantes) Dim 9 Aoû - 10:21

C'était tôt le matin que la chiante était venue le réveiller. Il n'y avait là de raison valable sinon son entrain... voulant l'éloigner de son espace vital -qui, mine de rien, était plutôt large- il s'était retrouvé pris à son propre piège et se devait maintenant de la suivre. Un guide... c'était bien la première et, à son gout la dernière, fois qu'il s'abaissait à ça. L'idée même d'avancer avec une môme collée au bras jetait sur sa chair de désagréables picotements électriques. Il ne s'habilla pas, ayant le bon sens de dormir tout habillé pour s'éviter cette corvée, et ne mangea pas car un zombie sans chair fraiche à proximité n'a pas forcément l'utilité de ses crocs. Il fut fin prêt lorsqu'il eut malgré tout bu une fiole contenant un concentré de ki, produit normalement destiné aux vampires mais lui permettant de tenir la journée. Pas besoin d'emporter quoi que ce soit, ça le ralentirait s'il souhaitait prendre la poudre d'escampette et abandonner cette fille là-bas, ce qu'il considéra non sans une pointe de sadisme. Le périple sera long, il allait s'ennuyer à en crever.
...Et il le fut, effectivement. Ne souffrant pas de la distance, il s'ennuyait tout même 'à en crever' comme il se l'était si bien imaginé, ce qui n'était pas rien pour un mort-vivant. La conversation n'était pas très animée, et lorsqu'elle le fut, ce n'était pas de bonne qualité.

- Excuse-moi, mais... Ça ne t'es jamais venu à l'esprit d'y travailler ? Il s'arrêta net et dévisagea la vampire. Hein ?
- Parce que tu trouves que j'ai une tête de clown ? Avant de reprendre le chemin de plus belle, motivé à l'idée de la doubler et visiblement vexé.
- Le costume t’irait bien pourtant et tu as de l'énergie à revendre.
- Ta gueule ! Elle se fichait visiblement de lui et, si il commençait à y être habitué, il n'avait quand même pas envie de passer la nuit à se battre avec elle, il n'en avait plus la force.

C'est alors qu'arriva une chose surprenante: elle s'excusa. Elle s'excusa une fois et il n'y fit pas attention. Elle s'excusa deux fois et il tenta de l'ignorer. Elle s'excusa trois fois et cela lui tapa sur le système.

- C'est bon, putain !! J'ai compris. Qu'elle se taise maintenant, au lieu de débiter des conneries. Quitte à s'excuser, au moins aurait-elle pu se jeter à genoux... Enfin, il l'ignora. Encore quelques dizaines de minutes et ils seraient arrivés. Il la larguerait là-bas, ses collègues n'auront qu'à l'y chercher ! Merde, pourquoi devait-il se transformer en nourrice ? C'était pourtant flagrant qu'ils ne s'appréciaient pas. Au moins avait-elle renoncé à cette idée débile de l'épouser. Il frissonna rien qu'en imaginant la chose... Plutôt finir en poussière. Ouais, plutôt finir en poussière.
Il y avait du vent et il s'ennuyait. Le vent soufflait fort et il avait envie de retourner dans sa chambre à attendre que les heures passent. Pour une nuit, c'était une sale nuit, de gros nuages cachaient les étoiles. La lune, pleine, brillait haute et il comprit qu'elle n'aura plus jamais la moindre influence sur lui. Il était mort.
C'était fini, les transformations en lycan. C'est vrai, depuis un an et demi qu'il ne s'était plus transformé, ce qu'il faisait rarement de toute manière, cela ne lui avait pas manqué. Mais maintenant... Il regretta un peu sa vie.

- Tu sais par qui il a été construit ? Les habitants du cirque ? Ou bien les zombies ont donnés un coup de main ? Il haussa les épaules.
- Bof, j'en sais rien. C'est pas comme si je suivais ce qui se passe au village, tu sais. Tu devrais demander à quelqu'un d'autre. Reclus, inexistant, il n'avait aucune influence dans la vie des autres zombies si ce n'était de temps à autre son passage au bar pour y boire comme un trou -et cela au sens littérale, désormais- qui ne le tenait nullement informé car il ne cherchait pas à entendre les racontars qui s'y disaient. Il se concentrait sur lui-même et sur les soucis qu'il avait.
C'était mieux ainsi.

- C'est fermé, viens, on rentre. Les portes étaient effectivement closes, entourées de lourdes chaînes. Le Dark Woods Circus devait être actuellement ailleurs.
- Il ne sont pas là ? Ils nous ont pourtant signalés qu'ils étaient installés ici ?!
- Hé, ils sont morts. Quel mort aurait envie de rendre des comptes à des vivants ? Il parlait également pour lui-même et cette connasse de Teliia qui se croyait toujours sa maîtresse même après sa zombification. Qu'elle aille se faire mettre ! Les morts n'ont de comptes à rendre à personne !
- J'entre !
- Tu vas te tuer, fait pas ta débile !
Tu parles ! Comme si elle allait l'écouter... Bon, qu'elle se tue, ça lui fera des vac- eh merde ! Elle est en vie.
Bon, il n'avait qu'à la suivre. Ce qu'il ne souhaitait pas vraiment faire en fin de compte. Ce parc d'attraction, il le connaissait de nom mais il s'en fichait totalement. Les loupiotes suspendues à des fils perdus dans les allées, les manèges rouillés aux allures creepy, la musique lancinante diffusée dans les hauts-parleurs... Tout ça il n'en avait que faire. Ça n'était pas son monde. Non, son monde à lui... Était bien plus sombre, bien moins grand. C'était une cage perdue dans sa mémoire, dont les barreaux étaient brulants. C'était un endroit recouvert de murs aux inscriptions douteuses, témoins d'une fièvre folle l'ayant parfois prise dans son supplice. C'était le silence des morts, pas la musique triste. Son monde était terne, celui-là était déjà trop coloré pour lui.

Il la suivit tout de même, avec beaucoup plus de mal cependant. Il ne voulait pas rester seul.
Suivant donc la cinglée à travers les nombreuses attractions, elle finit par s'arrêter en face du grand huit et lui prit la main. Lui, sentait le coup tordu, pesta, retira rapidement sa main et réclama à ce qu'ils bougent le plus vite possible. Mais elle... Voulait essayer le manège. Il l'envoya chier.
Elle insista. Il rétorqua qu'il ne marchait même pas et lui tourna le dos, pensant qu'en se remettant en marche, elle allait bien sagement le suivre... Mais lorsqu'il jeta un coup d’œil par dessus son épaule, c'était pour la voir marcher le long des rails du grand huit escaladant dangereusement la pente raide !

- Espèce de sale folle !! Il couru et la rattrapa en urgence alors qu'elle perdait l'équilibre à cause d'un mauvais coup de vent. Mais t'es totalement suicidaire ou juste conne ?! Elle le remercia en guise de réponse. On t'as enfoncé la politesse dans la gorge pendant ton sommeil ou quoi ? Dixit le garçon, encore sous le choc des excuses de tout à l'heure. Il la lâcha, un peu sous le choc.

- Regarde, de là-haut, on dirait que le monde est à nous, non ?
- Quoi ?

Elle s'assit sur les rails, observa le paysage. Un peu hésitant, il finit par faire de même et s'assit à ses côtés.

- Non. On dirait qu'il est insignifiant. Pourquoi voudrais-tu le monde pour toi ? Il est moisi. Ça serait un cadeau empoisonné.

Il se laissa basculer en arrière et s'allongea, les pieds dans le vide. Il bougeait doucement ses jambes, profitant de la semi sensation d'apesanteur sans pour autant s'agiter de trop, de peur que ses jambes ne lâchent dans le vide et ne s'écrasent au sol, brisées. Il rentrerait... En rampant ou porté par la cinglée. Il ne savait lequel des deux choix possibles était le pire.
Il fallait reconnaitre, même à contre-cœur, qu'ici c'était sympa. La musique n'était finalement pas si mal, et même s'il était réticent à l'idée de supporter une présence non hostile, il se sentait plutôt bien. Cela lui fit terriblement peur. Il ne voulait plus se sentir bien, cela signifiait qu'il pouvait perdre ce bonheur passager et le perdre était la chose la plus douloureuse qu'il eut jamais à supporter. Les espoirs balayés par le vent... Il ne connaissait que trop bien cela. C'est justement quand on se fait à l'idée d'avoir un avenir qu'il nous apparait que nous n'en avons pas.

- T'as jamais eu cette sensation d'être jamais à ta place ? Comme si t'étais pas censé naître. Un genre d'erreur. C'était vague et il se doutait qu'elle ne comprendrait pas la question. Mais tant pis, il aura essayé. Puis il avait envie de s'entendre parler avant d'en être incapable. Qu'elle ne réponde pas, il s'en foutait royalement.

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Le sceau hérétique au delà du divin
Une prière à un dieu qui ne fait rien
Derniers sacrements pour des âmes brûlantes
Trois petits mots et une question lancinante

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Izzy Berger
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MessageSujet: Re: Crépuscule du Second Jour (144H Restantes) Ven 14 Aoû - 6:56

- Non. On dirait qu'il est insignifiant. Pourquoi voudrais-tu le monde pour toi ? Il est moisi. Ça serait un cadeau empoisonné.

Tss... Rabat-joie. Kenneth fidèle à lui-même, épuisant de cynisme et de vulgarité. Moi, je le trouve beau, ce monde. Mais les Yōkai le peuplant... Effectivement, cela n'a rien de très glorieux. Nous faisons souffrir, nous nous détruisons... Une lente agonie de ces millions d'individus, tremblants à la vue de leur propre sang. Je reste hésitante face à ses propos. Il a raison, au fond.

- Si nous l'avions pour nous, il suffirait alors de le modifier. Tu n'as pas envie de recréer le monde à ton image ?

Son image ? Cela serait certainement un monde où personne ne se parle et où tout le monde fait la gueule... Tiens, peut-être un petit lapin ou deux pour me prouver que j'ai tord, mais rien d'agréable.
Et le mien...? Je ne suis pas sûre qu'il soit meilleur. Je voudrais... Une histoire différente, heureuse, souriante. Le reste du monde m'importera moins que ma propre famille, que je voudrais façonner de manière à la rendre heureuse. Rendre ma sœur douce et sensible, plutôt que cette brute gorgée de souffrance. Transformer les vampires en créatures pacifistes, qui ne s'abreuveraient plus de la vie d'autrui... Glorieuse utopie n'ayant jamais de futur.
Je ne voulais plus tuer. Cela serait un monde où le Cinq Flèches n'existerait pas.

- T'as jamais eu cette sensation d'être jamais à ta place ? Comme si t'étais pas censé naître. Un genre d'erreur.

Un vague sourire, triste, pensive. D'abord étonnée de l'entendre lancer un sujet de son propre chef, j'y réfléchis, maintenant, même si cela ne demande pas grande réflexion. Ais-je déjà été à ma place ? Me suis-je déjà sentie bien, heureuse et épanouie ?
Un frisson me parcoure. Creusant dans mes souvenirs, j'ai trouvé dans une gerbe de flammes la fin de mon innocence.

- A... A partir d'un moment de ma vie. J'ai l'impression que j'aurais dû mourir à ce moment-là. Depuis, tout va de travers. Un peu comme s'il s'agissait d'un univers parallèle où je n'étais pas morte et dans lequel on m'avait projeté de force... C'était ridicule à dire. Je ravalais ma salive et ris doucement, gênée. Très gênée. Et... Toi ? Tu ne te sens pas à ta place ? Dans tous les cas, c'est un peu gros de se cataloguer d' 'erreur'. J'en connais des erreurs, des meurtriers en puissance... Teliia est une erreur. Pas toi.

Quelqu'une capable de blesser sa propre famille ne devrait exister. Nos valeurs sont sacrées, mais elle les foule du pied. Inutile d'insister sur le fait que je la méprise et cela me donne un peu d'empathie pour celui qui lui a servi de souffre-douleur. Je n'ai pas bien suivi toute l'histoire, mais l'état de son corps, ainsi que de son mental prouvaient qu'il avait vécu des choses horribles. J'étais triste pour lui, personne en ce monde ne devrait souffrir. Pour le reste... Je connaissais assez les mœurs des Wolfberg pour comprendre ce qui s'était passé plus ou moins en détails... Né misérable, ayant grandi dans l'humiliation et les coups.. On te torture ou on torture tes proches pour te garder droit, on te rabaisse constamment pour te faire croire que tu ne vaux rien et le nom... Le nom t'est refusé.

- Tu as connu tes parents, ta famille ? ...Ah, ne prends pas cela méchamment ! Je voulais juste savoir qui tu es. ...J'étais surtout à court d'idées pour relancer la conversation. Les discussions ne sont pas mon genre, je m'exprime mal et blesse trop facilement...

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