Hellcome on Dreadful!
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Quand la mort n'est pas là, les zombies dansent
- Dans ce monde envahi par des créatures plus étranges les unes que les autres, les Zombies avaient décidés de vivre en paix, il y a déjà quelques décennies. Mais le pouvaient-ils vraiment ? Pour ces êtres, la seule présence d'un être au sang chaud créait chez eux une irrépressible envie de viande fraîche ! Le cerveau, organe succulent s'il en est, eut donc tôt fait de menacer la paix qu'ils avaient cherchés à obtenir. C'est alors qu'une décision extrême fut prise : Les Zombies allaient s'exiler sur une île déserte, rien qu'à eux, et vivre en autarcie ! Ainsi fut créée Dreadful, l'île des morts-vivants !


 

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Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil"

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Tokela Nokomis
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MessageSujet: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Dim 19 Fév - 18:35

ft. Tokela Nokomis

ft. Zune De Laudreuil

「 Fuir de la maison 」
Enfermée dans cette pièce sombre, par ce qui me servait de mère, je finissais les derniers préparatifs dans la plus grande discrétion. Je n'aurais pas le droit à l'erreur. Je ne pouvais me le permettre. Rester coincée ici, durant ces dernières années, m'avait rendu particulièrement frustrée et rancunière contre ma mère. C'était elle, après tout, la responsable de ma situation. Je jetais alors un dernier regard sur toute la pièce. Cela sera la dernière fois que je la verrais. Rien que de penser à la liberté qui me tendait les bras, je frémissais d'excitation. Mais, je devais me montrer encore un peu patiente. Bientôt, mes parents allaient s'absenter, aller dans le jardin. Ce sera l'unique occasion que j'aurais pour m'enfuir loin de cet endroit maudit.

Les heures défilèrent assez vite, malgré l'impatience au fond de moi. J'attendais le signal, qui me permettrait de partir, que je savais bientôt arriver. Qui plus est, ma mère avait oublié de fermer à clef la porte de ma chambre. Ça me facilitait très clairement la tâche. Vint alors le bruit d'une porte qui claque. Maintenant. Je devais être rapide et discrète. Je sortis alors de la pièce silencieusement, le cœur tambourinant dans ma poitrine. Ne pas se précipiter, rester calme. Je descendais alors les escaliers, menant à la cuisine que je devrais traverser au plus vite. La partie la plus difficile. Je déglutis arrivant en bas, et marchant le plus vite possible jusqu'au couloir menant à la porte d'entrée. Arrivé dans celui ci, je vérifiais la position de mes parents. Ils ne se doutaient de rien. Je poussais un petit soupir de soulagement. La partie la plus dure était une réussite. J'ouvrais alors la porte de la sortie, le plus silencieusement possible puis sortis, ne relâchant pas ma méfiance. Le moindre faux pas, et c'était foutu. Je refermais la "prison" et marchais rapidement et silencieusement, retenant mon envie de courir. Une fois la maison hors de vue, je me mis à courir comme une folle fuyant définitivement cet affreux endroit. La liberté était enfin à moi. Je souriais de toutes mes dents tellement j'étais heureuse. Le cauchemar enfin terminé. J'arrivais bien vite en ville, dans la zone commerciale. J'étais un peu perdue, mais pour le moment je ne m'en préoccupais pas plus que ça. L'euphorie était présente dans toutes les fibres de mon être. Voir un nouveau paysage, la lumière du jours, tout cela m'excitait au plus haut point. Heureusement, que j'avais prévu un peu d'argent. Oui, je l'avais piqué à mes parents en cachette. Je repris alors une marche tranquille, avec insouciance. Mes parents sortaient trop rarement pour être connus, ce qui m'arrangeait fort bien. Les gens me regardaient, avec de gros yeux. Effectivement, ce n'est pas tout les jours qu'ils croisent une kitsuné. Mais ce n'est qu'un détail selon moi. Je visitais alors la ville, repérant quelques boutiques ici et là, des petits bars, des endroits où je pourrais manger pour pas trop cher. Maintenant je devais trouver un toit. Le plus compliqué. Je voyais alors une personne aux cheveux rouges dans un coin d'ombre et me dirigeais alors vers elle.

Hum... Excusez moi, est ce que vous sauriez où je pourrais trouver une auberge ? Je ne connais pas très bien la ville donc je suis un peu perdue...

Je souriais, un peu gênée, mais, ce n'était qu'une apparence avant tout. Je devais gagner sa confiance pour avoir ce que je souhaitais. Alors, tant pis si je passe pour la fille niaise, mais valait mieux avoir une alliée à mes côtés.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Dim 19 Fév - 18:58



Je suis en vacances.
Je suis en putain de vacances depuis bientôt quatre mois et bordel qu'est-ce que j'adore ça ! Lever le pied, s'emmerder, jouer, rire, s'emmerder bref, être heureuse à la fin et avec les personnes que j'aime en plus et s'emmerder !
...
...
...
ARG J'EN PEUX PLUUUS IL ME FAUT DU SAAAANG DU SAAANG DU GORE DES TRIPES DES ENTRAILLES DE LA TORTURE DES MEURTRES SI CA CONTINUE JE VAIS MASSACRER LA CHAIR DE MA CHAIR.
Uh ?
Pardon ?
Quoi ?

Ah oui, reprenons.
Bref, la gentille la jolie et l'adorablement agréable Zune, ça va vingt minutes mais là ? Hein ? Si ça continue je vais virer tarée. ...Non j'déconne, ça, j'le suis déjà mais tout le monde le sait donc à quoi ça sert de digresser d'ssus ? A rien ! Voilà ça sert à rien ! Sinon à remplir des lignes.
Mais mon but c'est pas les lignes.

Anthem est adorable. Sin l'est encore plus. Les mioches sont magiques et tout ce beau monde s'entend... Pas vraiment mais bon c'est pas la misère noir non plus. J'devrais profiter. Sisi, je le sais. Je devrais être heureuse et toussa mais... C'est vraiment pas mon genre désolée. J'ai testé pourtant, hein, j'ai même fait semblant. Mais je suis pas faite pour jouer les gardes-malades. Mon délire à moi c'est quand ça explose, crame et saigne.
Là, Dreadful, c'est vraiment trop tranquille quand je kidnappe pas de mioches et quand je ne tue pas mes vieux amis.

Forcément, je revois Turold. On est pas potes pour autant mais on s'entend pas trop mal depuis que je l'ai éventré. On discute, quelques fois. Il connait Anthem mais n'a pas fait le lien. Bien entendu, je me suis pas vantée. Pas le moment, je risquerais de m'en prendre plein la gueule s'il comprenait que j'avais utilisé son sosie pour foutre ma merde il y a un petit moment maintenant. On s'est fait une bouffe l'autre coup, j'avais ramené des cerveaux.
Il voit régulièrement Sin. Et ils sont toujours trop complices pour que je ne m'en agace pas. Mais bon, grand bien leur en face, veiller sur les gamins étaient d'un compliqué que je n'avais pas le temps de me prendre la tête pour autre chose. Heureusement, cette nuit, ils roupillaient ferme et heureusement, cette nuit, le p'tit Sin, me devant un service, était de corvée de garde du corps. J'en profitais donc pour déambuler dans les rues dans l'espoir d'un sale tour à jouer à quelqu'un. Des têtes à trancher, c'était mon kiff. Mais ici... Eh, ça perd un peu tout son fun. M'ouais. Fallait que je trouve autre chose. Sinon, baiser. Baiser c'est aussi une bonne idée. Ça distrait, ça.

Mais voilà-t-y pas qu'une donzelle à la forte poitrine et d'une carnation me rappelant quelque chose qu'il me fallait oublier se pointe. Je la dévisage dans ses drôles de frasques. Que fait-elle dans un kimono ici-même ? Ne voit-elle pas la courte robe que je porte ? Il fait chaud ici, il fait bon. Retire donc ta tenue et met-toi en short ma belle, personne n'ira t'en blâmer et cela me permettra de mieux mater ton cul.
Elle me demande l'auberge et la plus proche est celle où dort mes deux fils. Je ne suis pas trop du genre à ramener le mouton dans la tanière alors je lui indique un faux chemin, soit-disant bien loin.

<< En voilà de la jouvencelle. >> Que je lui sort en souriant. << L'auberge est vraiment pas dans le coin, pas de chance car on en a pour une trotte. Mais t'en fais pas, la terrible chose que je suis va t'y amener en toute quiétude. >> Bon, j'aurais pu aussi dire 'sécurité' mais ça faisait vraiment trop mensonge éhonté. On peut mourir sereinement par contre. Donc là, ça serait pas mentir.
Mais à l'heure actuelle, mon cerveau tourbillonne dans le vide comme un véhicule refusant de démarrer mais dont le moteur chauffe pourtant. J'hésite, je ne sais pas. Je lui demande de me suivre, d'avancer et je ferme les yeux en marchant, car je connais le chemin et sait éviter les poteaux, mais surtout car je veux profiter de la musique des rues. Il y a un violoniste pas loin et j'ai des frissons rien qu'à l'entendre. J'adore la musique. << Qu'est-ce qu'une renarde fait parmi les zomzoms ? >> Demandais-je d'un ton calme, un peu réticente à l'idée que ma voix couvre le divin son.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mar 21 Fév - 12:59

ft. Tokela Nokomis

ft. Zune De Laudreuil

「 Fuir de la maison 」
En voilà de la jouvencelle. L'auberge est vraiment pas dans le coin, pas de chance car on en a pour une trotte. Mais t'en fais pas, la terrible chose que je suis va t'y amener en toute quiétude.


Je laissais mes lèvres former un petit sourire serein. Au moins, j'aurais de la compagnie durant tout le trajet, pas qu'être seule me dérange particulièrement, mais je préfère avoir quelqu'un avec moi.

Qu'est-ce qu'une renarde fait parmi les zomzoms ?

Une longue histoire... J'ai du "suivre" mes parents qui se sont fait attaquer par un zombie...

A vrai dire, je préférais ne pas trop m'attarder sur les détails, et je n'avais pas entièrement confiance en cette personne dont je ne connaissais même pas le nom. D'ailleur, cela me fit penser que je ne m'étais pas présentée.

D'ailleurs, je suis malpolie, je suis Tokela...

Je lui fis un petit sourire en coin et retournais vaguer à mes pensées. Faire le point sur la situation, réfléchir à la suite. Une auberge c'était bien, mais je n'allais pas y rester toute ma vie. Il me faudra obligatoirement trouver un logement fixe. Peut être que cette étrange personne pourrait peut être me guider ?

En fait, je me suis enfuis de chez mes parents, et il me faudrait un toit fixe assez vite, je sais pas trop où chercher, peut être aurais tu une idée de là où je pourrais chercher ?

J'évitais de trop m'attarder sur les détails, dont on se foutait complètement. Elle n'avait pas besoin de connaître toute l'histoire, juste de m'aider à trouver un logement. Je me concentrais alors sur le fond sonore que l'on pouvait entendre, du violon. Un instrument que j'aime beaucoup entendre. L'air qui était joué était très agréable à écouter et m'apaiser. Le stresse de la fuite finit par disparaître presque totalement. J'espérais juste qu'il n'y avait aucune connaissance de mes parents dans le coin, bien que j'ai un fort doute. Ils ne sortaient quasiment jamais de la maison, ils ne devaient pas connaître grand monde, mis à part les éventuels voisins. Rassurée intérieurement, je suivais la femme qui me guidait. Une bien jolie créature, que je devinais être un vampire. Je n'y avais pas forcément prêté attention de suite, mais je devais rester sur mes gardes. Sait on jamais, une envie de sang qui pourrait lui prendre. Disons que je n'avais pas très envie de me faire vider de mon sang venant tout juste de fuir la "prison". Mais, je marchais silencieusement, attendant une parole de mon guide. J'ignorais totalement où elle m'emmenait, mais je la laissais faire. Je devais quand même rester prudente. Les dangers n'étaient pas inexistants, surtout sur cette île.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mar 21 Fév - 14:07



<< Quel dommage. >> Répondis-je machinalement. << La trêve ne fonctionne pas si l'un des deux camps est affamé. Vous vous êtes bien adaptés au continent ? >> Hé, je n'allais pas lui présenter mes condoléances non plus. Ici, hormis l'humidité de l'air, je ne voyais pas trop de quoi se plaindre. La vie était plutôt pas mal.
Quant à elle... Entre nous, elle ne ressemblait pas du tout à un zombie. Je pouvais entendre les battements de son cœur ainsi que le sang pulser dans ses veines. Ouaip, elle était tout à fait comestible. Elle se présenta et je lui répondis un << Zune >> ennuyé alors que j'étais tout à faire à la perdre. Nous nous éloignons de plus en plus de l'auberge.

<< En fait, je me suis enfuie de chez mes parents, et il me faudrait un toit fixe assez vite, je sais pas trop où chercher, peut être aurais tu une idée de là où je pourrais chercher ? >>

J'haussais un sourcil tout en m'arrêtant. Elle était sérieuse ? Je fis mentalement le tour des domiciles que je connaissais avant que le coin droit de mes lèvres ne s'hausse, découvrant un instant deux de mes canines proéminentes. J'allais la mettre dans la merde mais uh, qu'importe. Au moins, elle me filera un coup de main. Elle allait regretter d'avoir quitté le nid douillet parental, comme beaucoup d'ailleurs. Il y avait quelques siècles, après tout, j'étais comme elle. Une gosse haute comme trois pommes qui croyais qu'en passant par la fenêtre de la maison, j'avais une chance de débuter une nouvelle vie. La vérité fut dure à encaisser.

<< L'auberge est bien loin et c'est vrai que c'est cher. Tu as combien sur toi ? De quoi tenir trois jours ? Peut-être une semaine ? Ne t'en fais pas. Je vais te faire économiser quelques pièces, le château où je vis a des chambres de libres et ce serait un crime que de les laisser vides. Tu pourras y rester tant que tu veux. >>

Haha. C'était... Gentil de ma part sauf que je ne vivais pas dans le château. Jamais je n'aurais supporté y rester bien que l'individu y vivant, plus un père pour moi que ne le fût le mien, était très cher à mon cœur. Par principe, je n'aimais pas le savoir seul et une jouvencelle de plus, moi qui en avait déjà ramené une il y avait quelques mois, ne lui fera pas de mal supplémentaire. Je repris le chemin en lui faisant signe de me suivre encore. Nous n'étions, en fait, pas bien loin et c'étaient ses heures de sortie. De quoi l’accoutumer au coin, puis de l'y lâcher.

Le château de Maître était une bonne battisse d'une dizaine de mètre de hauteur pour six cents mètres carrés d'intérieur. Je l'appréciais pour son petit air de ressemblance avec celui qu'il possédait à Prosper City. A vrai dire, ici, je me sentais chez moi, un peu trop pour y rester, c'est vrai, mais chez moi tout de même.
Il y avait quelques pièces dont une bibliothèque, quatre chambres, et un salon plus qu'immense. Les endroits de base, comme la salle de bain et la cuisine, se trouvaient aussi présents bien que leur utilité fut discutable étant donné la situation du propriétaire. Néanmoins, c'était d'une bonne utilité pour les invités, qui, eux, pouvaient avoir besoin de manger et de se laver.
De loin ou d'extérieur, le château semblait décrépi. A vrai dire, il n'offrait pas une bonne bouille bien accueillante. C'étaient des murs bringuebalants dont les deux tours sur le côté me faisaient un peu penser à un chapeau irrégulier de bouffon. Plutôt poétique, je n'aurais pas imaginé d'autre configuration pour sa masure. Bien entendu, le tout était en pierre. Ces dernières n'étaient pas toutes en bonne état et, même à l'intérieur, le peu de technologie était caché sous des airs d'ancienneté. Maître se sentait mieux parmi les chandeliers, même si ceux-ci voyaient leurs flammes remplacées par des ampoules. Je toquais. Un toc régulier, impérieux. J'avais envie de faire savoir que c'était moi et personne d'autre à la porte. Cette dernière, qui faisait le double de ma taille, s'ouvrit lentement. Celle qui la tirait avait du mal à le faire. Fallait dire que la porte n'était pas légère. Avec plaisir, je vis apparaître un visage familier dans l'encadrement, qui s'illumina en me reconnaissant.

<< Maîtresse ! >> Lâcha une voix légère et vive. Elle vit l'invitée qui m'accompagnait. << Bonsoir. >> En souriant, elle découvrait derrières ses lèvres pulpeuses de très belles dents. Un joli miracle en sachant la provenance de la demoiselle. << Maître Aureliucz ...absenté. Mais entrez ! >> Sa voix, saccadé, n'était que le signe qu'elle cherchant ses mots. En six mois, elle avait presque acquise la maîtrise de la langue. Un véritable petit prodige. Elle avait les doigts petits et courts. C'était amusant de les voir grippés sur la porte, j'en étais touchée avant de me rendre compte de quelque chose. Cela me raidit et je retins une grimace. Elle nous laissa entrer et referma derrière nous.
<< Pyrrite, voici Tokela. Elle va passer un moment ici. >> Elle hocha la tête.

Pyrrite avait pris quelques kilogrammes depuis le mois dernier. Cela lui offrait des formes et je me doutais qu'elle en avait eut plus que besoin. Sa poitrine était existante, elle remplissait le haut rouge bordeaux que je lui avais passé. En suivant le trajet de ses hanches du regard, je compris qu'il n'y avais pas eu que du mauvais dans son séjour au château car je l'avais laissée squelettique et mal nourrie. Mais sa main, qu'elle cachait désormais dans son dos, avait été brisée et les os tentaient de se ressouder un peu comme ils le pouvaient, lui faisant doucement perdre l'usage de ses doigts. Une blessure, récente et dont le sang coulait encore un peu, parcourait son visage, tombant juste entre ses grands yeux violet foncés puis sur son tout petit nez camus. Ses cheveux noirs et frisés frôlaient une gorge où se trouvaient des traces de strangulation noirâtres. En y regardant de plus près, j'aperçus des bleus en voie de guérison sur ses avants-bras. Le Maître n'était pas vraiment facile à vivre ces temps-ci mais cela ne semblait pas entamer l'humeur de Pyrrite, qui devait encaisser les coups sans mot dire. Je ne pouvais pas non plus blâmer le Maître pour qui j'aurais donné ma vie sans hésitation. Il n'avait pas eu une éternité facile; je le comprenais. Mais c'était dommage qu'une fille si charmante en paye les conséquences. Elle attendait, presque au garde à vous, la suite des événements, sa peau d'un brun rougeâtre brillant d'une teinte dorée sous la lumière des chandeliers.

<< Euh... Bon. La base, ma chérie, quand on a un invité, c'est de lui proposer à manger. J'peux te demander d'aller lui faire un truc ? >> Je poussais l'intéressée vers la cuisine et la laissait y filer puis montra à Tokela le chemin menant à la salle à manger. C'était une grande table de banquet, comme celle que nous avions autrefois, avec des chaises rembourrées plutôt confortables et aux accoudoirs sculptés. Je m'affalais sur l'une d'entre elles, cherchant des souvenirs que je ne retrouvais pas. J'entendais les pas pressés de Pyrrite en direction de la cuisine et fixais l'invitée, totalement à l'aise et me retenant de justesse de mettre les pieds sur la table. << Ne t'en fais pas, ils sont sympas ici. >> Sauf le Maître mais, en se débrouillant bien, elle pouvait éviter de le croiser. Et puis si elle le croisait... Bof, qu'importe. J'entendais le bruit des casseroles et les cris d'un faisan que Pyrrite allait mettre à cuir. Nous avions quelques minutes devant nous.

J'en vins à observer l'invitée. Elle devait se sentir perdue, le foyer de toujours quitté. Je m'amusais de son dépaysement. Elle avait quel âge ? La majorité ? Elle semblait plus vieille que moi, à cette époque. Moins débrouillarde. Je suppose. Je n'avais pas bien eu le temps d'exercer mes capacités de survie avant de me faire rattraper. Voler. Un petit silence se faisait. J'écoutais Pyrrite tuer le faisan. J'aimais bien Pyrrite. J'en fis part à Tokela.
<< Tu vois la fille qui te prépare à manger ? Cela fait six mois qu'elle vit ici avec son frère. Cette façon saccadée, désarticulée, qu'elle a de s'exprimer, tu l'as remarqué ? Cela vient d'un phénomène qui se passe à Ajasuu, le continent à l'est. >>

<< Elle et son frère sont ce qu’on appelle des esclaves de l’ombre. Un procédé d’élevage plutôt simple, de quoi gagner du temps, économiser de l’argent par rapport aux coups de production. Le goût est moindre, la chair, moins ferme, se décolle presque toute seule des os. Mais cela convient à tout le monde ; à ceux qui veulent beaucoup pour peu cher, à ceux qui cherchent à se faire de l’argent.
Il suffit, au fond, d’une pièce. Pas besoin d’éclairer, certains ne verront même jamais la lumière du jour. C’est de là que vient le nom. On y jette un couple, parfois deux, et on leur lance de temps à autre un cadavre pour les nourrir. Le jet à haute pression pour les laver, une fois par mois, permet d’instaurer chez eux la peur des maîtres. Le temps passe, les générations aussi, on récupère les gosses jeunes, on les revend, on les découpe, on en laisse quelques-uns, qu’ils en fassent naître d’autres. Le langage s’oublie, parfois, la hauteur du plafond les empêche de se dresser complétement, on en trouve qui n’ont jamais marchés debout. Ils deviennent des animaux, craintifs, terrifiés, avec trop peu d’intelligence pour penser à la rébellion, le peu de stimulation intellectuelle et sensorielle finissant de détruire ce que l’éducation ne construit pas. Si on a besoin de plus de production, on injecte des aphrodisiaques dans leur nourriture et la natalité triple. Il n’y a même pas besoin de se débarrasser des morts ; à force de les habituer à manger des cadavres, ils mangent même les leurs.
Difficile de décrire la violence qui règne là-dedans. Qui penserait à l’entraide s’il n’a connu que la violence ? On prend ce qu’on peut, quitte à briser l’autre, le détruire. Des mères y massacrent leurs nouveaux nés pour les dévorer. Gagner, pour un temps, un peu plus de force...
>> J'aurais pu continuer l'histoire, car j'aimais beaucoup en raconter, mais un raffut en provenance de la cuisine me fit comprendre que le dîné se préparait difficilement. Le faisan s'était révolté et Pyrrite avait dû se couper avec un couteau au vu de l'odeur sucrée qui m'arriva dans les narines. J'invitais Tokela à aller voir ce qui se passait.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mar 21 Fév - 16:33

ft. Tokela Nokomis

ft. Zune De Laudreuil

「 Fuir de la maison 」
La femme me demanda alors si je m'étais bien adaptée au continent. N'ayant été qu'enfermée dans ma chambre, je ne pouvais pas dire si l'adaptation était bonne.

A vrai dire, c'est la première fois que je vois le monde extérieur depuis que je suis sur l'île, mais du peu que j'en ai vu, ça me plait bien...

C'était la seule réponse que j'avais pu trouver, dévoilant la misérable situation dans laquelle je m'étais trouvée depuis des années. Puis la vampire me demanda combien j'avais exactement.

De quoi tenir une, voir deux semaines, tout au plus...

Puis elle me dit qu'elle avait un château où des chambres de libres se trouvaient.

Pourquoi pas... En échange de l'hébergement je pourrais vous aider peut être...

Je ne savais pas trop quoi proposer comme service en échange de l'hébergement, mais je pense qu'il était normal d'apporter mon aide. Elle m'aidait donc ça ne pouvait être une mauvaise personne. Du moins, c'était mon raisonnement.

On finit alors par arriver face à une grande bâtisse, qui devait être le fameux château dont la jeune femme me parlait. J'aimais bien l’ambiance qu'il dégageait. Je sentais déjà que j'allais me plaire ici. Une personne, vint alors nous ouvrir assez rapidement après que la femme répondant au nom de Zune est toquée. D'ailleurs, les portes avaient l'air lourdes, vu la difficulté qu'éprouvait la personne à l'intérieur pour les ouvrir. En même temps vu leur taille, je n'étais pas étonnée.

Une demoiselle fit alors son apparition après que les portes se soient finalement ouvertes. Elle souhaita la bienvenue à sa maitresse, que je supposais être Zune, et elle parla d'un "maitre Aureliucz" qui s'était absenté. Le mari de la vampire ? J'ignorais qui était cette personne, et cela attisait quelque peu ma curiosité mais la question n'était pas d'actualité pour le moment, alors je la laissais de côté.

Bonsoir...

Je remarquais les ecchymoses sur la demoiselle qui partait en direction de la cuisine. Je déglutis. J'espère que ce n'était pas la personne dont elle avait parlé avant qui était le responsable de son état. Puis je voyais la femme aux cheveux rouges me mener vers une grande pièce, qui n'était autre que la salle à manger. Après s'être installée, je fis de même, observant mon environnement un court instant, puis reportant mon attention sur mon guide. Elle m'expliquait d'où venait la demoiselle. J'appris alors qu'elle avait un frère, qui vivait ici aussi, et la situation du continent où il vivait. Je frissonnais en entendant le récit. J'avais du mal à croire que de telles horreurs puissent encore exister. En tout cas une chose est sûre, je n'irais jamais la bas.

Puis un boucan retentit venant tout droit de la cuisine. Zune me demanda d'aller voir ce qui s'y passait ce que je fis sans hésitation. Arrivant sur les lieux je voyais un faisan se rebeller contre la demoiselle, qui s'était coupée. Je m'avançais alors, un peu perdue. Je ne savais trop quoi faire dans ce genre de situation. Je me baissais alors vers la demoiselle, avec un soupçon d'inquiétude dans les yeux.

Montre ta coupure... On va voir si c'est grave ou pas.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mar 21 Fév - 18:26



<< A vrai dire, c'est la première fois que je vois le monde extérieur depuis que je suis sur l'île, mais du peu que j'en ai vu, ça me plait bien... >> Le violoniste devenait plus sévère envers son instrument. La musique devenait rapide, entrainante, affolante.
<< Des fois les parents font des choses affreuses pour protéger leurs enfants. >> J'aurais tout fait pour protéger mes enfants. Je pouvais aller jusqu'à les tuer pour leur éviter un sort pire. Mes propres parents ne m'avaient jamais laissés de meilleur exemple et je pouvais comprendre un couple meurtrissant sa progéniture dans le but de la préserver de quelque chose de plus dangereux. Avec le temps, on relativise tout.

<< Pourquoi pas... En échange de l'hébergement je pourrais vous aider peut être... >>
<< Ne t'en fais pas. Y'a des esclaves pour ça. >> C'était... Pas très légal au Dreadful. Mais bon, allez parler de ça à Turold ! Ceux qui sont nés pour servir en gardent l'habitude. Tant que c'est pas contre leur volonté, en finalité, c'est pas si méchant que ça. Faut juste trouver les bonnes personnes. Du genre celles qui ne connaissent pas la liberté et ne peuvent pas l'envisager.

J'étais contente de me retrouver ici pour la soirée. Cela me changeait les idées bien plus qu'une partie de baise aurait pu le faire... Ou une chasse au canard. Y'a pas vraiment grand chose à sucer dans le coin. Remarque, pour sucer et la partie de baise, c'est peut-être pas trop...
J'étais pas discrète, alors que je me rinçais l’œil sur les deux jolies gamines qui m'entouraient. C'était difficile de choisir entre les deux mais j'aurais eu tendance à préférer la nouvelle, la sensation de la peau de Pyrrite se trouvant encore sur le bout de mes doigts. J'avais une mémoire sélective, mais mon corps oubliait rarement. L'odeur se trouvant dans le creux de sa nuque, le goût de son sang... Tout cela me perdait en partie alors que je racontais mon histoire à la petite. J'étais encore distraite alors que le raffut de la cuisine nous coupa.
Le faisan, agacé, voleta un instant vers les filles comme pour les frapper mais choisi de les dépasser. Il passa près de moi qui l'attrapa et lui tordit le cou, comme je l'avais fait avec beaucoup d'animaux et autres aussi au cours de ma vie. La bestiole creva et je jouais avec le cadavre, le passant d'une main à l'autre en attendant que le cours des événements reprennent.

Dans la cuisine, Pyrrite s'était mal coupée. Voulant trancher la tête de l'oiseau, elle s'était abîmée elle-même la paume de sa main déjà blessée. Le faisan la terrifiait. A vrai dire, elle avait la phobie de la plupart des animaux. Pas qu'elle se sente plus à l'aise avec les bipèdes mais... Elle hurla lorsqu'il se jeta sur elle et la renarde et fut presque soulagée qu'il s'enfuit en direction de la salle à manger. Son regard paniqué retomba sur l'invitée.

<< Montre ta coupure... On va voir si c'est grave ou pas. >>
<< Je... Suis désolée. Ne voulait pas faire de problèmes. >> Elle se sentait très mal d'avoir encore failli à sa tâche, aussi simple était-elle. C'était ce genre de choses qui rendaient le Maître dangereux. Elle tremblait, cherchant à cacher sa blessure dont le sang coulait sur le sol. Si ses yeux devenaient humides, ce n'était pas qu'à cause de la panique. La douleur y était aussi pour quelque chose. Elle la supportait mal; ses sens exacerbés par ce nouvel univers. Chaque coup, chaque griffure en était une de trop. Écrasée par les événements, elle fondit en larmes alors que l'odeur du potage à la citrouille qui commençait à brûler envahissait la pièce.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 22 Fév - 11:44

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ft. Zune De Laudreuil

「 Fuir de la maison 」
Me trouvant dans la cuisine, je voyais l'oiseau partir en direction de la salle à manger, fuyant le danger. Et moi, j'étais là à m'occuper d'une demoiselle qui venait d'un affreux continent. Après, on ne pouvait pas me reprocher de ne pas connaître grand chose du monde, ayant passé la plupart de mon temps enfermée dans une chambre sombre. Je revenais à la vilaine coupure de Pyrrite. Bon, ça aurait pu être mieux, mais ça aurait aussi pu être pire. Je me levais alors pour chercher de quoi désinfecter la plaie et des bandages aussi.

Reste la, je vais chercher ce qu'il faut... Et ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave... En attendant, je crois que le potage est en train de brûler, arrête donc le feu...

J'essayais de ne pas paraître trop sévère. Elle était blessée après tout. Bien que je ne connaissais rien en sociabilisation, il me semblait logique qu'il ne fallait pas la brusquer. Les émotions, tout ça, paraît-il...

Je partis donc à la recherche des choses qu'il me fallait, et une fois le tout trouvé, je ramenais le tout dans la cuisine, pour soigner la demoiselle. Je caressais doucement la tête de la demoiselle, histoire de la rassurer. Je ne savais pas trop comment m'y prendre pour rassurer quelqu'un alors je faisais comme je pouvais. Sans trop tarder, je désinfectais la vilaine plaie, et enroulais le bandage autour. C'était une première pour moi, alors ce n'était pas parfait.

Voila, je vais nettoyer le sang sur le sol, va dans la salle à manger...

Prenant une éponge qui trainait sur l'évier je me mis au travail. Il n'y avait pas grand chose donc c'était relativement rapide. Je ramenais alors la casserole contenant le potage dans la salle à manger, et finis par m'installer. Toute la situation m'échappait un peu, je ne savais trop comment réagir.

En tout cas, je vous remercie pour l'hébergement... Ce n'est pas tout le monde qui aurait accepté d'avoir une parfaite inconnue chez soie...

Et pour la première, un sourire sincère se dessinait sur mes lèvres pulpeuses. Je commençais alors à manger, silencieusement, ne savant pas trop quoi dire dans cette situation. Mes queues et mes oreilles remuaient, nerveusement, mais je me sentais plutôt bien. Tout en mangeant, je me demandais comment la suite allait se dérouler. J'ignorais totalement comment faire face à la suite. Faut dire, que rester enfermée durant des années dans une seule pièce, n'aide pas vraiment. A l'heure qu'il était, mes parents avaient du remarquer mon absence. La panique avait du les prendre. Du moins pour ma mère. Je sais parfaitement que mon père n'avait pas été contre l'idée de me laisser une certaine liberté, et qu'il ne m'en voudrait pas. Que même, il comprendrait ma décision. Peut être qu'un jours, j'irais voir ma mère, mais pas pour le moment. Je devais laisser le temps passer. Je fermais alors les yeux, ne voulant pas repenser à cette époque. Un avenir s'ouvrait à moi, et peut être qu'un jours je pourrais repartir, retourner là d'où j'étais originaire. Mon pays me manquait atrocement.

Une fois que j'avais finie de manger, je détallais discrètement du coin de l'oeil la vampire et la demoiselle. Elles avaient l'air de bien s'entendre. Je les enviais un peu au fond de moi. J'aurais bien aimé aussi qu'une personne me prenne sous son aile de cette façon. Enfin, ça arrivera sans doute un jours. Mais pour le moment je voulais juste profiter de ma nouvelle liberté si durement trouvé.


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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 22 Fév - 13:01



L'odeur du sang, l'odeur du sang, l'odeur du sang... Putain, pourquoi j'ai tué la bestiole ?!
J'ai soif, maintenant.
J'avais la tête qui me tournais, me rendant compte, avec stupeur, que j'avais été bien conne sur le fait. De qui pouvais-je boire le sang dans ce putain de continent si ce n'était Anthem ?! Du sang de vampire, du sang d'animaux...! Rien dans mes goûts, rien dans mes besoins. Et mon sang en bouteille était déjà périmé. Moi qui supportais sans soucis le manque, quelques mois, ça devenait trop. Et Pyrrite ne m'aidait pas. Venir ici n'était, finalement, pas la meilleure des idées. Je regardais, dépitée, le faisan. Va falloir que dans la soirée, je pique un peu d'essence vitale à l'une des deux goules. Ça valait pas un humain ni une kitsune, c'est clair, mais j'aurais l'air totalement hors de contrôle si je m'attaquais au cadeau que je laissais chez le Maître. J'en étais à avoir envie de lécher le sang sur le sol ! Mes yeux se creusaient dans leurs orbites, les veines devenaient apparentes sur mon visage et, pire que tout, mes crocs commençaient à me brûler.

Dans la cuisine, Pyrrite sursauta lorsqu'on lui pris la main. Elle regardait, inquiète, l'invitée s'occuper d'elle. A vrai dire, on prenait rarement la peine de s'attarder sur ses blessures. Elle en fut toute confuse et ses sanglots se calmèrent. De ses grands yeux, elle observait chaque geste, chaque mouvement de Tokela, comme si cette dernière aurait pu l'attaquer dans l'instant. La gentillesse n'était pas dans son quotidien et elle trouva étrange que cette dernière ne profite pas de la blessure pour lui voler du sang.
Ses paroles la ramenèrent à la réalité et elle fonça couper le feu. Elle n'eut pas grand temps de s'attarder; juste celui de touiller un peu avec la cuillère pour éviter que le potage n'adhère à la casserole que la kitsune était déjà revenue. Elle eut un réflexe qui la fit reculer lorsque la main percuta sa tête. Les yeux plissés, dans l'attente d'un coup qui ne venait pourtant pas, elle fini par se détendre sous les caresses, esquissant un demi-sourire un peu embrouillé. Elle se laissa soigner sans mot dire, mais fini tout de même par s'excuser encore cinq à six fois: Elle n'avait vraiment pas fait exprès !

Tokela la renvoya dans la salle à manger, mais Pyrrite insista et l'aida à nettoyer le sol. Elle n'allait pas la laisser tout faire toute seule ! Elle en avait déjà fait beaucoup.

Pyrrite revint une minute avant Tokela. J'eus tout à fait de quoi attraper la petite brune par le bras et la tirer à moi. Découvrant mes crocs, mi ouverte, mi agressive, je lui demandais ce qui s'était passé. Ce n'était pas que j'avais une dent contre la gamine, mais je n'avais pas trop envie qu'elle prenne ses aises non plus.
<< Un... Accident. Désolée. >> Ça, je l'avais bien compris. Mais je parlais pas de ça. J'en venais à me demander si elle ne m'avait pas fourni une réponse à côté de la plaque exprès. Pyrrite était, après tout, la plus intelligente des jumeaux. Nul doute que son cerveau lui permettait déjà de choisir ses réponses. Elle progressait très vite, trop. Dans d'autres circonstances, surement aurait-elle pu travailler au laboratoire aux côtés de Turold. Peut-être même aurait-elle été celle qui trouvera ce remède au zombiisme. Mais avec le destin que je lui avais choisi, elle était jeune cette jeune fille totalement abrutie qui tentait un petit tour de malice en répondant à côté de la plaque. Hm, peut-être devrais-je éviter de gâcher comme ça certains potentiels.
Je la relâchais alors que Tokela entrait dans la salle et l'invita du regard à s'assoir. Pyrrite eut un instant d'hésitation. Tokela en face de moi et nous deux en plein milieu de la table, face à face, il était difficile de s'assoir entre nous deux. Elle fini par s'assoir pas trop loin de moi, ne quittant pas Tokela du regard. Pyrrite avait... Peur de moi ? Peur de m'énerver si elle s’installait trop loin de ma personne ? Je grimaçais. C'était pas l'effet escompté. Pas à ce point. J'avais dû rater un truc.

<< En tout cas, je vous remercie pour l'hébergement... Ce n'est pas tout le monde qui aurait accepté d'avoir une parfaite inconnue chez soi... >>

Ah. Tronche d'hypocrite, parfait sourire mais les mots ne viennent pas.
<< Je suppose que Pyrrite et Eloïs avaient besoin de compagnie. >> Petite pique. Quand je suis prise au dépourvu, ce sont les coups qui viennent le mieux. Pyrrite s'était raidit sur sa chaise; elle comprenait très bien les sous-entendus. << Il y avait bien deux jeunes filles ici; une adulte et une enfant, mais elles sont parties récemment. L'une voulait rentrer chez elle, l'autre est allée vivre chez un ami. >> Davina. Ce n'était pas un endroit pour elle, ici. Pas depuis que le Maître... Mon cœur se serra. S'il existait un moyen de rebrousser les années, de remonter le temps, son temps... Le faire redevenir l'être qu'il fût avant que les jours ne lui arrachent sa raison. << C'est plutôt moi qui devrais te remercier. Si tu parviens à faire sortir les deux jumeaux de leur coquille, ça sera un bon pas en avant. >> Le lien silencieux, les émotions accordées. Je les sentais bien. Pas aussi intenses qu'avec Sin, mais, sans avoir à boire leur sang, je les comprenais très facilement. Chaque mimique, chaque bronchement était aisé d’interprétation. Je pouvais presque deviner ce qui se passait dans leurs têtes. Je levais les yeux vers le plafond -Eloïs était à l'étage, juste au dessus de nos têtes. C'était si confus -ce qui me provenait de sa part. Rien que d'écouter, j'en avais mal. Une mélodie sans rythme, brouillée, détruite. Un amas de bruissements distordant. Je devrais peut-être aller le voir.

<< Chérie, ton frère a-t-il fini par quitter la chambre ? >> La tête secoue de gauche à droite, presque immédiatement. << Mais il mange seul, hein ? >> Même geste, même réaction. Un peu plus grave, cette fois-là. Je me mords la lèvre inférieur. << Bon. >> Je me relève. << Restez ici, j'vais aller voir ce qu'il en est. >> C'était un ordre pour Pyrrite qu'elle ne manqua pas de comprendre: elle n'avait pas à me suivre. Tous les trois... Dans la même pièce ? Oh, j'ai beau faire la chasse aux émotions, je ne suis pas maso non plus. Ça allait assez être le bordel avec Eloïs, j'étais bien placé pour savoir que si l'un intervenait pour l'autre, je n'allais plus rien gérer. Tokela pouvait me suivre, je m'en fichais un peu. Je crois qu'un peu de spectateur n'était même pas si mal que ça. Ça me permettra de relativiser, éviter de me laisser noyer par le foutoir que ça allait être. Une légère couche de sueur rougeâtre me recouvrait déjà. Je crevais de froid. J'aurais pas dû zieuter le plafond. Je décollais en direction de la chambre dans laquelle je l'avais laissé un mois auparavant, m'arrêtant en chemin si j'étais suivie.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 22 Fév - 13:29

ft. Tokela Nokomis

ft. Zune De Laudreuil

「 Fuir de la maison 」
Tous installé à la table, j'avais parfaitement vu que le corps de Pyrrite s'était raidie. Mais après, ce n'était pas mes affaires, je n'avais donc pas à m'en mêler. Je mangeais tranquillement, écoutant attentivement ce que me disait Zune. Puis elle parla à nouveau à la demoiselle qui se trouvait avec nous. Du frère de celle ci. Curieuse, je ne pus m'empêcher d'écouter d'une oreille attentive la conversation. Puis la vampire se leva ordonnant explicitement à l'adolescente de rester ici. Elle se dirigeait vers sa destination, s'arrêtant en chemin, m'invitant presque à la suivre. Heureusement, je venais de finir de manger tranquillement. Etait ce une bonne idée ? J'en savais fichtre rien, mais ma curiosité l'emporta très largement sur la prudence. Je la suivis donc silencieusement, un peu tendue je l'avoue. Pourquoi, le frère ne tenait pas compagnie à la soeur ?

Comment est son frère ?

J'avais bien sûr, posé la question une fois qu'on se soit bien éloignée, et que j'étais sûre que la jeune fille ne pourrait pas m'entendre. Bien que mes oreilles étaient dressées, cherchant un bruit suspect, qui pourrait me prévenir d'un danger imminent, je n'entendais rien. On marchait dans ce long couloir, qui aurait pu sembler menaçant pour n'importe qui. Mais moi, je m'y sentais plutôt bien, sans pour autant relâcher ma garde. Sait on jamais. En fait, au fond de moi, je ne savais pas vraiment si j'avais réellement envie de le savoir, mais ma curiosité était bien trop forte. Je déglutis discrètement. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, je préférais donc rester prudente.

Dites moi, si je suis trop curieuse, je ne voudrais pas vous offenser...

Assez rapidement, nous arrivions à l'étage suivant, devant une porte. J'essayais de me détendre un maximum. Puis, que pouvait-il m'arriver de terrible, à part éventuellement me faire vider de mon sang par une vampire aux cheveux rouges ? Oui, j'essaye de relativiser les choses. Je laissais donc l'immense honneur à Zune d'ouvrir la porte, me laisser découvrir un univers sombre, rempli de folie, sans que je ne le sache.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 22 Fév - 14:12



<< Comment est son frère ? >>
<< Plutôt canon. >> Répondis-je tout de go. << Ils ressemblent beaucoup à leur mère. >> C'était dit tout naturellement mais cela m'avait surtout échappé. Bah, qu'importe ! Même si je me vantais un peu trop pour mon propre bien, la gamine ne comprendrait certainement pas toute l'histoire. En une phrase, tu ne devines pas. J'étais inquiète, en montant ces marches. Inquiète que quelque chose cloche sévèrement et cette impression ne m'avait pas trouvé depuis assez longtemps. Peut-être depuis l'histoire de Sin et de sa cousine. Je ne crois pas avoir de mots pour expliquer cette sensation. Celle d'avoir commis un impair, peut-être ?
Kss. J'aurais dû laisser crever ces esclaves ! J'suis trop gentille, parfois, ça me portera préjudice.

<< Dites moi, si je suis trop curieuse, je ne voudrais pas vous offenser... >> LOL.
<< T'inquiète. Je crois pas que tu pourrais l'être plus que moi. >> Curieuse, j'entends. << Et je me vexe pas facilement mais bordel qu'est-ce que... >> La nausée. L'envie de gerber, déglutir, tout rendre qui me poignarde violemment l'estomac. A défaut de pâlir, mon teint vire au rougeâtre. Je me mords plus amplement la lèvre, redouble en hargne pour continuer d'avancer. Dans cette chambre, je ne suis pas la bienvenue.
Nous voici devant la porte, fermée. J'entends une respiration sèche de l'autre côté. Près de la poignée, une table de chevet. Je me penche, ouvre le tiroir puis retire le double-fond pour en dégager une boîte de pilule. La fameuse drogue à laquelle tous deux avaient étés habitués. Je la planquais là pour éviter que Pyrrite, de toute évidence sevrée, ne remette la main dessus. Je la planquais là en cas d'urgence avec Anth- pardon, avec Eloïs.
Trop de noms, toujours les mêmes histoires. Remarquez, pas étonnant que je finisse par m'en lasser.

<< Tu te rappelle ce dont je t'ai parlé en bas ? Pyrrite est l'exemple même de ce genre d'individus qui récupèrent de tout. Eloïs... >> Eloïs, c'est un peu l'opposé. Posant la main sur la poignée, prise maintenant d'une affreuse migraine en plus du froid et de la nausée, il me fallut toute la volonté du monde pour rentrer.

J'ouvris.

Cela semblait faire des siècles que je ne l’avais pas vu et pourtant… En seulement un mois, il avait chuté, s’était laissé emporter dans le courant de son passé, se noyant dans des émotions qu’il ne supportait plus. Il était sale, au point que l’odeur qui émanait de lui en vint à me gêner, moi, qui avais l’habitude de la puanteur des cadavres et des sels. Trempé de sueur et de souillure, je compris bien vite que cela faisait des jours qu’il n’avait pas bougé de sa place. Ses ongles, arrachés, avaient laissés de nombreuses traces sur sa peau dont certaines blessures s’étaient réinfectées. Ses cheveux noirs, coupés aux épaules, s’écroulaient devant son visage paniqué, ses yeux fins aux pupilles dilatées semblant chercher de l’aide qu’il ne trouvait nulle part. J’entendais aussi bien sa respiration affolée faisant fuir des couinements de sa gorge que son cœur, fatigué par tant de stress, dont les battements n’étaient plus réguliers. Il ne dormait plus, je n’eus pas à penser longtemps pour le comprendre ; je le sentais. Lui qui ne dormait déjà que peu n’avait plus trouvé le sommeil depuis des lustres. Des pensées, des trop pleins d’informations l’envahissaient sans cesse. Les couleurs étaient trop vives, la lumière ; trop intense. Cela lui donnait l’impression de fondre, jouait sur sa raison, sur sa petite capacité de compréhension de ce monde. Il avait dérapé et perdu le contrôle. Peut-être aurais-je dû le surveiller un peu plus. Un soupir s’échappa de ma trachée. C’était le lien qui me rendait peinée, je le savais bien et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de croire que j’y étais attachée. Après tout, il fallait être la dernière des dernières pour ne pas se sentir touchée par le spectacle...

Aw. Non, je n’y arrivais pas. Qu’il crève, ça le soulagera.
Cherchant à chasser les émotions, je m’approchais de lui à pas lents. C’était ce que j’étais censé faire, inutile de chercher une autre action.
<< Hé, Elo… >> Naïvement, je me disais que mon influence sur lui devait être aussi grande que celle que j’avais sur Pyrrite. Après tout, n’avais-je pas été la seule personne qu’il eut toléré dans son entourage avant que je ne l’abandonne ici ? Il allait m’écouter, c’était certain. Le bras et la main tendus en sa direction, je n'étais qu'à plus qu'à quelques centimètres de lui.<< Elo, c’est moi… >>

Ce fût la manière dont il attrapa mon avant-bras qui me fit réaliser la situation. En l'espace d'une seconde, je me retrouvais brutalement tirée en avant alors qu'un coup de poing s'enfonçait dans mon visage. Son étreinte ne s'en desserra pas pour autant et il chercha à me jeter à terre. Par réflexe, je reculais, l'entrainant en avant. Un violent coup de pied dans son ventre fini par me libérer. Il se releva, chancelant, dégoulinant de crasse. C'était de la folie ! Bordel, ça ne pouvait pas...
Il cherchait à me contourner, animal m'encerclant, près à l'assaut. Et j'avais l'air bien conne, en train de chercher une raison alternative qui expliquerait pourquoi... Mais tout tendait à une seule et même conclusion. Et j'étais en passe de me battre avec ma propre goule ! V'là la connerie ! Qu'est-ce que je disais ! J'aurais jamais dû les récupérer, ces deux-là ! La poisse incarnée !
<< Oh putain il sait tout... Non, Elo' fait pas ça ! >> C'était une autre table de chevet, plus légère celle-là, qui me vola en plein dans la tronche. Je l'esquivais mais n'eut pas l'occasion de vérifier que Tokela, derrière moi, l'avait esquivée également. Mais qu'elle se l'ait prise ou non, à l'heure actuelle, c'était le cadet de mes soucis.

La haine. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas éprouvée comme ça. Pas la mienne. La sienne, à mon égard. Une haine destructrice, vengeresse. Presque la même que celle qui m'avait fait tuer Turold pour blesser Kenneth. Une haine de ceux qui n'ont rien à perdre, qui ont déjà tout perdu.
Il savait ! Il avait compris ! Quelle conne ! Donner de mon sang à des êtres à qui je devais cacher le passé ! Bien sûr qu'il avait vu le mien ! Mes mains enserrant le cou de sa mère... Elle ne devait pas avoir plus de quinze ans.
Il avait tout vu et je commençais à croire qu'il avait toujours tout su. Que depuis la première fois que mon sang avait coulé dans ses veines, il avait compris qui j'étais et ce que je lui avais fait. Et j'esquivais. J'aurais très bien pu le réduire en charpie, lui envoyer l'armoire en pleine face ou l'écraser sous le lit. J'aurais pu le jeter par la fenêtre, quand bien même celle-ci était-elle sécurisée. J'aurais pu le tuer, avec plaisir, même, mais la situation ne s'y prêtait pas. Pire ! Je surveillais même la renarde du coin de l’œil, de peur qu'elle ne l'attaque. Mais il ne s'en prendrait qu'à moi.

Le reste du monde, objet latent de sa haine, n'avait nul importance. Seule stagnait dans son crâne l'idée de me tuer, de réparer ce tord que je leur avait fait, d’annihiler ces années de torture et de misère. De tirer un trait sur ce qui les avait fait jusqu'ici.
Et je comprenais la peur de Pyrrite, désormais. Son regard fuyant, luttant entre les deux idées qu'elle se faisait de moi. L'idée avait fait son chemin dans sa tête à elle aussi, elle avait fini par se douter de ce que j'avais fait. Qu'elle soit dans le déni ou qu'elle m'ait pardonné, je n'en avais aucune idée. Toujours était-il que si j'en tuais un, je devrais également tuer l'autre. Et la présence de Pyrrite dans l'encadrement de la porte, elle qui nous avait rejoint finalement, ne fit qu'ajouter au drame.

C'est assez. J'en ait marre.

Je le laissais charger, esquivant d'une traite et lui faisant un croche-patte, je profitais de sa chute pour lui enfoncer mon coude à l'arrière du crâne. Il eut le temps d'éviter une partie du coup, mais pas assez. Le choc résonna dans sa tête et il perdit connaissance alors que Pyrrite cria de terreur. Le corps à terre, je pus souffler.
<< Je retire ce que j'ai dit. Lui, il ressemblerait plus à son père. Qu'importe quel type c'était. >> La jumelle s'était déjà réfugiée près de moi. Elle secouait son frère, tentait de lui faire reprendre conscience. Avant qu'elle ne réussisse cette connerie, j'avais déjà glissée quatre pilules au fond de la gorge du garçon. Je me retournais vers Tokela. << Tiens, ça te dit de jouer les infirmières ? J'aurais bien aidé Pyrr' à le laver, mais s'il se réveille pendant ce temps, ça risque de mal tourner. >> Ouais, je risquais de le buter par agacement. << Tu crains rien, avec ces pilules, il sera plus que docile: il obéira au moindre de tes caprices. C'est ce qu'ils donnaient, au bordel. >> Allez... S'il te plait ? << Y'a une salle de bain accolé à la chambre. Pyrr' sera là pour t'aider. >> Moi j'ai besoin d'aller me laver moi. Ailleurs. Y'a d'autres salles de bains, j'en prendrais une autre.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 22 Fév - 15:13

ft. Tokela Nokomis

ft. Zune De Laudreuil

「 Fuir de la maison 」
L'odeur était insoutenable. C'est le genre d'odeur qui vous prend au nez, aux tripes, et qui ne vous lâche plus pendant un moment. Je réussis tout de même à garder un visage vierge. J'ignorais si venir avait été une bonne chose, mais je savais que j'allais être bientôt utile. La vampire ouvrit la porte, et l'odeur revint en force dans mon visage. Quelques larmes piquèrent mes yeux, tellement c'était affreux, mais je tenais bon. Je n'étais pas le genre de lâche qui fuyait à la première difficulté. Je savais que dans la vie, tout n'était pas rose, que des obstacles se présentaient toujours. Je devais me prouver à moi même que celui là je pouvais le passer.

On rentra dans ce qui servait de chambre au garçon, et l'odeur était encore plus forte à l'intérieur qu'à l'extérieur. Mais tenir bon était une chose essentielle. Alors je tenais bon. Je voyais Zune s'approcher, lentement et prudemment du garçon qui se nommait Elois. J'avais un mauvais pressentiment, qui me disait de ne surtout pas baisser ma garde. Et j'avais raison. En une fraction de seconde le calme avait laissé place à la tempête. Actuellement, Elois ressemblait plus à un animal rempli de fureur qu'à un être à apparence humaine. Une table de chevet vola, la vampire l'esquiva et je fis de même. Je remerciais intérieurement les réflexes acquis lors de mes entraînements. Grâce à mon paternel.

La scène qui se déroulait sous mes yeux me paraissait surréaliste. Ce garçon, devait tellement en avoir sur le cœur pour agir comme ça. A vrai dire, je me fichais un peu de ce qui avait pu se passer entre eux, mais la situation ne pouvait continuer. Je me devais de faire quelque chose. Seulement, mon pouvoir n'avait pour le moment aucun effet sur un corps vivant, seul les objets étaient touchés. Je maudissais mon manque d'expérience sur une magie aussi puissante. Tout se déroulait très rapidement, et le calme retomba. J'avais l'impression d'être dans un mauvais rêve, et que mon coeur pouvait sortir de ma poitrine à tout moment. Puis la vampire me parla, me donnant de quoi faire. Je hochais silencieusement, approuvant ce que j'avais à faire. Pyrrite nous avait rejoint entre temps. Je m'avançais alors vers le garçon assommé et le souleva comme je pus. Pas qu'il était lourd, mais plus grand que moi.

Silencieusement, j'avançais jusqu'à la salle de bain. Seulement, ses vêtements avaient salis les miens, et je savais que j'allais aussi devoir prendre une douche. Mais plus tard. Pour le moment la priorité était de laver ce jeune homme qui dégageait une forte odeur très peu agréable pour mon nez. Arrivant finalement à destination, je le posais contre la baignoire, le temps de reprendre mon souffle.

Pyrrite, pourrais tu m'emmener des vêtements propres pour Elois ? Et, si tu en as qui pourraient m'aller ce serait cool...

J'enlevais ces vêtements assez rapidement, puis le souleva pour le mettre dans la baignoire. Je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était un garçon bien bâti, malgré la situation. J'allumais l'eau, puis la régla pour faire en sorte qu'elle ne soit pas trop chaude. Il serait dommage de le brûler, alors qu'il n'est pas en super état. Je finis par le mouiller, puis éteindre l'eau pour prendre du savon. Je me mis à la tâche, m'empêchant de rougir et de laisser dériver trop loin mes pensées. J'étais obligée de reconnaître qu'il était bien monté. Je fis glisser alors ma main sur son membre, pour le laver lui aussi, hein, rien d'autre, mais je me demandais quand même comment il réagirait s'il se réveillait là maintenant. Je le rinçais et commençais à lui laver les cheveux, les joues rouges. Peut être que... Je sais pas si ça serait une bonne idée....

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 22 Fév - 16:04



C'était un immense chaos. Tremblante, elle vit s'éloigner son ancienne maîtresse. Elle, elle restera près de son frère. Eloïs était toujours inconscient, son visage fin dévoré par ses cauchemars éveillés trouvant soudain un apaisement temporaire. Elle passa ses mains dans ces cheveux si emmêlés qu'ils n'étaient plus qu'une masse sale et chercha un juron qui lui revint finalement.
Tokela commença à le soulever. Se voyant perdre le contrôle de la situation, Pyrrite redoubla d'effort pour le porter également, prenant ses pieds pour alléger un peu son poids dans les bras de l'invitée. La situation lui pesait énormément mais que pouvait-elle y faire ? Elle aurait dû savoir quoi faire. Intervenir. S'interposer. Mais elle était restée paralysée d'effroi, inactive... Elle s'en voulait désormais.

Tokela déposa Eloïs contre la baignoire et Pyrrite déposa à son tour les jambes de son frère. Elles étaient encore plus maigres qu'avant, lorsqu'ils étaient nourris par injection. Depuis un mois, elle ne le nourissait que de force, enfournant la cuillière au fond de sa gorge pour le faire avaler. Parfois, il s'étouffait. D'autre fois, il s'énervait mais il ne lui avait jamais fait de mal. Ils ne s'en feraient jamais.

<< Pyrrite, pourrais tu m'emmener des vêtements propres pour Elois ? Et, si tu en as qui pourraient m'aller ce serait cool... >>

Elle était un peu réticente à l'idée de laisser Eloïs seul avec une presque inconnue. Mais la chambre était accolée et il y avait de nombreux vêtements dans la grande armoire. Elle n'en avait que pour quelques secondes. Elle courut pourtant.
Lorsqu'elle revint, Tokela ne la remarqua pas. Pyrrite resta dans l'encadrement de la porte. Tout ce qu'elle avait pu dégotter, tout ce qu'il y avait dans l'armoire, c'étaient des tenues d'esclaves. Rouge bordeaux, comme la famille qu'ils servaient, l'uniforme était le même pour tous. Le pantalon noir, le tee-shirt rouge et la veste, longue et tombant jusqu'aux genoux comprenant le sceau des De Laudreuil dans le dos. Elle posa tout sur un petit tabouret et s'approcha à pas feutrés, observant la scène.
Eloïs avait, comme elle, une marque gravée sur la poitrine. La scarification baignant dans l'encre. Dans la langue d'Ajasuu, cette marque, elle se lisait 'Déchet'. Si les traces de fouet dans son dos s'étaient dissipés depuis ces six mois, les blessures sur son bas-ventre et ses fesses se voyaient toujours. C'était un système de numérotation. Chaque nouvelle blessure n'était qu'un client supplémentaire. Elle avait les mêmes entre les cuisses. Sur les mains aux doigts longs d'Eloïs, on voyait une énorme cicatrice traversant la paume. Des chaînes s'étant retrouvées percées dans les mains. Bien que leur servitude ait durée des années, Pyrrite ne s'était jamais retrouvée dans une telle situation; témoin, inactive. Elle ne regardait pas, ne pouvait regarder. Elle entendait. Elle entendait son frère avec les clients et clientes mais elle ne pouvait rien faire pour lui. Elle se senti mal à l'aise de ne pouvoir pas plus intervenir dans ces circonstances. Elle recula.

Ce fut une vision du monde troublée qui revint à Eloïs. Les images de son passé se mêlant au présent avec une saveur effroyablement douce-amère. Sa main s'approcha avec lenteur de celle qui le touchait, la frôlant, hésitante. Il ne sentait pas le poids des chaînes, ne se rappelait pourtant pas qu'elles fussent enlevées. Le bain, qui le terrifiait normalement, ne fut pas compris. Il se rappelait de la violence du jet sur sa peau, rien d'autres. Ses instincts d'autrefois, ses habitudes, prenaient le pas sur une raison embrouillée. Détrempé par le rinçage, il eut un sursaut qui fut refréné par les battements trop lents de son cœur. Il regarda, curieux et sans vraiment réaliser ce qu'elle faisait, la drôle d'hybride s'occuper de quelque chose au dessus de sa tête. Une de ses mèches savonnées tomba entre ses deux yeux. Il sourit sans se sentir heureux et embrassa timidement la créature proche de lui. Vieilles habitudes, vieux réflexes...

J'étais partie me rincer. Eau bouillante, vieilles habitudes également. Mes yeux coulaient. Difficile de dire pourquoi. La connexion n'était probablement pas rompue. J'avais le coeur qui battait, secouant méchamment ma poitrine, altérant mes pensées, les régulant au rythme de ses battements. Le rouge me montait aux joues, je secouais la tête.
Dans un bain, nue et presque entièrement submergée sinon un visage troublé, je tentais de faire le point sur ce qui se passait. Inutile de tourner autour du pot; je ressentais toujours les émotions des deux goules, deux pièces plus loin. On pouvait le dire; elles étaient presque contradictoires. Je ressentais le mal-être de Pyrrite et l'effet des pilules chez Eloïs. C'était presque risible mais... Je partis dans un rire. J'étais défoncée.
Putain v'là la blague ! Hilarant.

Me concentrer sur la suite des événements ? Pas possible. Je devais surement attendre que les effets se dissipent ou que la connexion se rompe. Je me demandais ce que je ressentirais en les tuant. Ce que j'avais ressenti lorsque Sin était...
Uh. J'avais eu l'impression de crever moi-même. Les tuer restait hors de propos, je risquais de morfler un peu trop en le faisant. Pour la mort de l'un et la souffrance de l'autre. A l'heure actuelle, je ne savais dire ma résistance. Contrariée, je me laissais couler après une inspiration pour faire quelques bulles sous la surface de l'eau. Mais encore ? Droguer le garçon jusqu'à la fin de ses jours ? Essayer de me racheter ? Ah la blague ! Remarque... Ça avait l'air d'avoir bien marché pour Pyrrite. Peut-être qu'avec un peu d'efforts, Elo' lui aussi... Uh, non. Ça lui ressemblait pas du tout. Hein. Puis, je manquais d'ennemis. Un de plus, un de moins... Ça me fera pas grand mal. Ce n'est qu'au moment où un léger gémissement m'échappa que je me dis que c'était peut-être une mauvaise idée de les avoir laissés seuls. J'étais... Pas tant que ça en état de me défendre. En fait.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 22 Fév - 16:57

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ft. Zune De Laudreuil

「 Fuir de la maison 」
Des lèvres douces qui se posèrent sur les miennes. Je crois qu'à ce moment là je ne me rendais pas compte de ce qui se passait. Je murmurais un merci à la demoiselle a qui j'avais demandé de ramener des vêtements. Sans vraiment m'en rendre compte je répondais au baiser. Je sentais aussi ses mains frôler les miennes, de manières hésitantes.

Je finis par interrompre le baiser, les joues rouges et rincer les cheveux du garçon qui étaient remplis de mousse. Maintenant c'est à mon tour de me laver.

Je finis par retirer mes vêtements et entrer dans la baignoire, le garçon y étant toujours. Je commençais alors à me laver à mon tour, observant en même temps le corps de Elois. Drogué, il était totalement à ma merci. Surtout qu'il avait l'air d'être dans le besoin, à cause de ces pilules. Mais bon, pourquoi pas en profiter. Après m'être savonner, et rincer, je me baissais alors vers le garçon, puis déposais mes lèvres sur les siennes, délicatement. Lui caressant les cheveux, j'approfondissais le baiser et fis rentrer ma langue dans sa bouche. Mes mains glissèrent sur son torse puis sur ses hanches. Je m'y prenais de manière délicate, pour ne pas l'effrayer. A vrai dire, j'étais inexpérimentée, n'ayant jamais eu l'occasion de faire quoi que ce soit en lien avec ce genre de chose. D'ailleurs c'était mon premier baiser, mais ce n'était qu'un détail selon moi. Je me mis alors à mordiller doucement son cou, y laissant de toutes petits marques à peine visible.

Je fis signe à Pyrrite de venir plus près. Je la prenais dans mes bras,toujours à cheval au dessus des jambes de son frère. J'étais mouillée, mais ce n'étais qu'un détail, ma poitrine contre la sienne, la peau encore chaude et un peu rougis par l'eau.

Ne t'inquiète pas... Tout se passera bien...

Je prenais son visage entre mes mains, et déposais délicatement un doux baiser sur sur ses lèvres. Bien évidement je n'oubliais pas son frère qui était encore dans la baignoire. Mais, j'essayais surtout de rassurer la demoiselle un maximum. Je commençais à caresser ses hanches, ses cuisses et son dos à un rythme lent pour ne pas l'effrayer.

Je retournais alors à son frère, tenant la jeune fille par la taille, et me collais contre lui et en l'embrassant. Je lui mordillais les lèvres tout en faisant glisser ma main droite sous le haut de la demoiselle. Sa peau était délicate sous mes doigts, très agréable au toucher. Je sentais que j'allais adorer cette situation que je vivais pour la première fois. Je me frottais alors contre le corps du garçon en dessous de moi, pour le rendre un peu plus actif.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 22 Fév - 18:09



Eloïs avait la tête lui tournant. L'euphorie de la drogue rendait la chose plus facile, plus simple. Il sentait à peine que son entrejambe lui faisait mal, tant il était dur. Il embrassa la créature comme lors d'une hallucination et voulut aller à de plus amples actes, les petites morsures dans son cou le faisant frissonner. Elle était à cheval au dessus de lui et il n'attendait qu'un ordre. Délié, les interactions étaient plus simples, délié, les gestes en sa décision et il gagnait en assurance. Il se redressa vers elle, ne sentant que la douce chaleur de sa soeur jumelle se rajouter au scénario. Elle le rassurait, en quelque sorte. Si elle était là, c'était qu'elle n'était pas en danger. Mais ce qui le guidait, c'était ce besoin dans ses veines de continuer. S'arrêter ici serait catastrophique, il avait besoin de ce qui allait se passer par la suite.

Pyrrite hésitait. Le moins que l'on puisse dire était qu'elle n'était pas à l'aise. Alors qu'on l'invita à les rejoindre -l'invitée et son frère, elle refusa timidement pour finir par céder. Pyrrite ne savait pas tenir tête. Elle s'avança à petits pas, très embarrassée. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait son frère nu. A vrai dire, elle l'avait plus souvent vu nu qu'habillé. Mais c'était la première fois que ça se passait ainsi, à côté d'elle. Elle sursauta lorsque Tokela attrapa son visage et rougit vivement lorsqu'on l'embrassa. Elle voulut reculer, mais n'y arriva pas. Elle restait juste là, sur place, un peu déroutée et paralysée. On lui souffla qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter, que tout allait bien se passer. Déglutissant, elle se laissa faire.

Il répondait au moindre de ses gestes, se cabrait presque trop facilement, brûlant de désir et d'envie. Il l'embrassa doucement, puis avec plus d'intensité, se laissant mordre et mordiller autant qu'elle le voulait. Il était à sa merci, sage et docile, objet d'habitude, objet de conditionnement. Il en gémissait d'appétence, les yeux plissés. Ses mains libres parcourant le corps qu'il réclamait, il le rapprocha de lui d'un mouvement, lui embrassant le ventre puis le creux des hanches, goutant la saveur de sa peau de sa langue. Eloïs se laissa choir, glisser, embrassant, suçant le clitoris, l'une de ses mains se frottant contre la croupe de la demoiselle, massant les lèvres. De son autre main, il attrapait le bras de sa sœur et l'incitait à les rejoindre, à venir elle-aussi dans le bain. Pyrrite fini par s'y glisser, encore habillée, par obéissance. Elle hésita à s'approcher des seins de Tokela mais fini par y laisser quelques baisers avant de l'embrasser à nouveau, cette fois-ci avec un peu plus d'entrain, ses bras entourant le corps de la renarde.

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MessageSujet: Re: Fuir de la maison "Pv Zune De Laudreuil" Mer 8 Mar - 17:36

ft. Tokela Nokomis

ft. Zune De Laudreuil

「 Fuir de la maison 」
La peur et la violence avait laissé place à la luxure. Je sentais les mains du garçon parcourir mon corps, caresser mes fesses, quand à sa soeur, j'avais réussi à la convaincre de se laisser faire, et nous avait rejoint dans le bain. Une langue, taquinant mon clitoris, je gémissais de pur plaisir et me cambrais sans m'en rendre compte. Je m'affairais alors à déshabiller la demoiselle qui était avec nous. Ses lèvres touchant ma poitrine, ses bras m'entourant, je laissais un soupir de bien être s'échapper de mes lèvres. Tout était nouveau pour moi. Et je savais que j'en voulais encore plus.

Une fois après avoir fini d'enlever les vêtements de Pyrrite, je me penchais, et taquinais sa poitrine de ma langue, la faisant glisser sur sa clavicule, puis sur ses tétons. Pendant ce temps là, une de mes mains glissait vers son sexe, et je jouais de mes doigts sur son clitoris. Je subissais et faisais subir. Et ce jeu la me plaisait énormément. Complètement excitée, je frottais mon sexe contre celui de Elois. J'en voulais plus. Sentir son membre fièrement dressé près de mon entrée, me fit perdre la tête. Je fis rentrer un premier doigt dans le vagin de la demoiselle et l'agitais assez rapidement.

Je murmurais un "prend moi s'il te plait" assez rapidement, attendant la suite des événements avec impatience. Je n'imaginais pas que ma première fois viendrait si vite, mais j'étais bien.

Je suçotais un des tétons de la demoiselle, et un deuxième doigt vint rejoindre le premier dans cet endroit chaud et humide. Je collais alors brusquement mon corps contre celui de la jeune fille, laissant ma main là où elle se trouvait et me frottais contre le corps de l'adolescente. C'était délicieux. Mes gémissements étaient plus rapides, plus forts et j'en demandais encore plus.

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